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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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La Méthoded’Aristargue.

452 INSTITUTIONS

les parallaxes, ou plutôt dans les distances du Soleil à láterre, il en doit résulter nécessairement que par cette mé-thode on ne sçauroit conclurre exactement la parallaxe, nila distance du Soleil à la terre.

La parallaxe horizontale avoit été établie par Ptolo-jmée , suivant cette méthode de 3 ' dans ses moyennes disitances : & c’est fur ce fondement que tous les AuteursArabes , & dans les derniers siécles Regiomontanus, Co-pernic , & Tycho , ont établi les autres élémens d’oùdépendent certains calculs qui leur ont servi à vérifier laThéorie des Planètes. Cependant on n’admet plus gueresaujourd’hui qu’environ ± ou f de minute , & cela parceque la plus grande parallaxe de Mars, qui dans son péri-gée est environ deux fois plus près de la terre que le So-leil , ne paroît pas excéder une demi-minute. Au restela méthode d’Hipparque a dû être encore beaucoup plusimparfaite, avant la découverte des Lunettes Rapproche,qu’elle ne le paroît aujourd’hui, à cause de la difficultéd’estimer à la vue simple les termes de la Pénombre , 011de mesurer sans Micromètre les diamètres apparens. Demaniéré qu’il feroit étonnant comment on s’en est tenu silong-tems au résultat de Ptolomée , si ce n’est qu’on a eubien de la peine à se résoudre à augmenter la distance duSoleil aussi prodigieusement qu’on l’a supposée depuisun siecle ou environ, outre qu’il n’étoit pas facile d’y mieuxréussir par la méthode d’Aristarque , comme on le va voirtout à l’heure.

L’angle sous lequel le demi-diametre de la terre feroitvu du Soleil ayant donc paru, même aux plus anciensAstronomes, si petit qu’ils ne pouvoient gueres se flaterde le bien constater par observation , le fameux /iriftarquede Samos imagina une méthode qui sembloit devoir êtreavantageuse, parce qu’il s’agissoit de déterminer un assezgrand angle, sçavoir, celui que soutend, ou qui a pour