La Parallaxedu Soleil se-lon l’opirnond’Horoxius &de M. Huy-gens..
4 *o INSTITUTIONS
passer 2'-, ce qui donnoit celle du Soleil d’une minuteou environ.
Mais aussi-tôt qu’on est parvenu à déterminer les véri-tables diamètres apparens des Planètes , ôc sur-tout ceuxde Venus 6c de Mercure qui furent apperçus pour la pre-mière fois en iCTji.ôc 1 6 3$. fur le disque du Soleil com-me des corps opaques, c’est-à-dire, dépouillés de cettevive lumière qui les environne, 6c qui augmente pourl’ordinaire un peu trop leur diamètre apparent; Horoxius6c M. Huygens ayant calculé fous quel angle l’œil placédans le Soleil obferveroit chaque Planète , ont établi lespremiers la vraie parallaxe du Soleil d’un quart de minute.
Car ayant reconnu que le demi-diametre de Venus vudu Soleil, nepouvoit paroître tout auplus dans fesmoyen-nes distances que fous un angle de 1 5" , ils ont en mêmetems calculé celui de Mercure , qui s’est trouvé de i o' 1 .Quant aux Planètes supérieures dont la lumière est bienmoins vive, il étoit aisé de connoître assez exactementfous quel angle leurs demi-diametres observés vers le temsde leur opposition, paroîtroient, vus du Soleil. Or celui deSaturne dans ses moyennes distances ne doit paroître , demême que celui de Mercure , que fous un angle de i o ",6c celui de Jupiter, la plus grosse de toutes les Planètes,fous un angle de 20" tout au plus. Ainsi les Astronomesdu dernier fiecle ont jugé par-là que Je demi-diametre dela terre devoir tenir à peu près un milieu entre le plusgrand demi-diametre vu du Soleil, qui est celui de Jupi-ter, 6c le plus petit demi-diametre qui répond à celui deSaturne ou de Mercure, ôc qu’ainfi il devoir être égal àcelui de Venus , c’est-à-dire, d’environ 1 5". II est vraiqu’on s’est déterminé dans la fuite à diminuer cette paral-laxe de 2"? , ôc qu’on a cru devoir la réduire , parcequ’on s’est imaginé qu’en supposant la parallaxe horifon-tale de t y", il s’enfuivrcit que la Lune dont le diamètre