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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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a ASTRONOMIQUES. 4 <fi

est environ le quart de celui de la terre , seroit plus grosseque Mercure, c’est-à-dire, une Planète secondaire plusgrosse qu’une Planète du premier ordre ; ce qui sembledétruire en quelque maniéré Tordre & Tharmonie qui ontdû être établis dans le systeme du monde : mais si on la ré-duit à i o'' *, il s’ensuivra que Venus destituée de Satellite,& qui est bien plus près du Soleil, seroit plus grande que laterre , laquelle, de même que les plus grosses Planètes,est accompagnée d’un Satellite aussi remarquable quela Lune. Ce calcul a besoin d’être un peu réformé, lediamètre de Jupiter étant plus petit qu’on ne Ta supposéci-dessus : d’ailleurs on sçait aussi que le diamètre du Soleildans ses moyennes distances, est de 32' 1 2"-, & nonpas de 3 o'-f, comme l’avoit établi M. Huygens : dès lorsil ne s’ensuit plus , comme on le verra au Chap. XXVI.que la Lune soit plus grosse que Mercure, & que par cetteraison il faille réduire la parallaxe horisontale du Soleil,qu’on pourroit donc supposer dorénavant de 1 5", jusqu’àce qu’elle ait été constatée par des observations décisives.

Comme la méthode ancienne dont se servent les Astro-nomes pour calculer les Eclipses du Soleil, suppose qu’onait déterminé par le calcul les parallaxes de la Lune, tanten longitude qu’en latitude, & que d’ailleurs il est toujoursnécessaire que le lieu de la Lune observé ( lequel doit êtrecomparé au lieu calculé pour en déduire les défauts desTables, ôc corriger par-là les Elémens qui fervent à la.Théorie) soit toujours réduit au lieu vrai, ou plutôt que le

Je ne fqai, dit M. Hallei dans les Transactions Philosophiques, N° 347.» pourquoi on voudroit opposer à ce que l’on vient d’établir ci-deisus, l’autorité-> de ceux qui prétendent que la parallaxe est plus petite , s’étant sondés unique--3 ment (ur les vibrations du Pendule à fécondes , puisque les observations en sent33 trop incertaines pour en déduire la juste quantité d’austì petits angles. Du moinspeut-on assurer que celui qui tentera de rechercher la parallaxe par cette mé--» thode, s’appercevra tantôt qu’elle n’est pas sensible, & tantôt que la différence-3 est dans le sens contraire à la parallaxe ; d’où l’on tireroit une distance infinie,»ou même plus qu’infinie ,see qui seroit absurde, &c.

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Maniéré dscalculer lesdifférentes pa-rallaxes de laLune, pour untems donnéquelconque.