47§ INSTITUTIONS
observations n’étoient pas alors fort exactes, leurs ínstru-mens étant fort grossiers en comparaison de ceux dont onse sert aujourd’hui ; ôc d’ailleurs les mouvemens des au-tres Planètes ne s’accordoient plus avec cette Théorie,ainsi que Ptolomée en est convenu. Mais ce qu’ils igno-roient, & ce que l’on n’a découvert que depuis environun siecle, c’est le rapport des diamètres apparens du So-leil qu’on trouve de z T 29" dans l’aphélie, & de 3 2 3 3 ,fdans le périhélie. Or la théorie des Anciens ne s’accor-de plus avec ces observations, & par conséquent cetteThéorie est bien éloignée d’être la véritable, comme iiva être prouvé tout à l’heure ; car les distances apparentesdu Soleil font entr’elles réciproquement comme les dis-tances véritables de cet astre à la Terre. C’est pourquoila vraie distance duSoleil à la Terre au tems de l’aphélie ,seroit à sa distance au tems du périhélie, comme 1955^,est à 1889". Mais pour que la Théorie des Anciens fûtvraie, la distance de la Terre au Soleil en aphélie, de-vroit être à la distance de la Terre au Soleil dans le péri-hélie , comme 1054539655, ce qui donne un rapportbeaucoup plus grand que celui qu’on vient de déduire desdiamètres ou des distances apparentes du Soleil ; puisqu’ils-’ensuivroit de l’hypothese des Anciens que si l’excentri-cité étoit de 545 parties dont le rayon du cercle excen-trique seroit icooo, en supposant le diamètre duSoleilau temps du périhélie dez 2' 5 z", il saudroit que le diamè-tre du Soleil au temps de l’aphélie parût fous un angle de3 o' 22" , ce qui est manifestement contraire aux observa-tions. II a donc fallu conclurre qu’une Théorie qui sup-pose une si grande excentricité, ne pouvoit être que fortéloignée de la véritable ; ensorte qu’il saudroit réduire à lamoitié, l’excentricité desAnciens pour représenter les dia-mètres appafens du Soleil tels qu’on les observe dans l’a-phélie & dans le périhélie. Mais d’un autre côté cette