4 po INSTITUTIONSc’est-à-dire , le lieu de la Planète, ou plutôt son anoma-lie vraie ou coégalée qui répond au même tems. Ainsiparce que Kepler n’a pu résoudre ce probleme géométri-quement , la plupart des Astronomes ont pensé à d’autreshypothèses moins conformes aux loix de la Physique,croyant que Kepler s’attachoit à ses propres idées pré-férablement à une théorie géométrique. Car s’imaginantque toute l’Astronomie deKepler,au défaut de géométrie,étoit fondée fur une simple hypothèse, ils s’cn font écartés,ne voulant se servir que de méthodes directes. Pour cet effetils se sont imaginé un point dans l’orbite des Planètes, au-tour duquel devoir se faire un mouvement toujours égal,c’est-à-dire, autour duquel les angles du mouvement dela Planète dévoient toujours être proportionnels auxtemps. Or selon cette hypothèse l’anomalie moyenne dela Planète étant donnée , il étoit facile de déterminergéométriquement l’anomalie vraie ou coégalée. Mais ona bientôt remarqué que les calculs fondés fur cette suppo-sition , ne s’accordoient point avec les observations; dcmaniéré qu’on est ensin convenu qu’il n’est pas possiblequ’il y ait un point fixe dans le plan de l’orbite d’une Pla-nète autour duquel (en supposant des rayons tirés de cepoint au centre de la Planète ) son mouvement se repré-senteroit par des angles proportionnels aux tems. 11 n’y adonc de vraie Théorie, ou qui s’accorde avec les mouve-mens des Planètes, que celle de Kepler que nous avonsexpliquée ci-dessus,ensorte que les Astronomes seront éter-nellement siatés de cette belle découverte de Kepler : aussice grand Astronome en faisoit-il tant de cas,qu’il a mieux ai-mé ne pas abandonner la méthode indirecte qu’il étoit obli-gé de suivre pour faire ses calculs, que de rechercher uneautre hypothèse qui répugneroit aux loix de la Physique.
Mais asin que l’on ne puisse plus reprocher ce défautde Géométrie aux Astronomes qui suivent l’hypo thèse de