Planche
viii.
f%. i8.
Recherchesfur la figure del’orbite de laTerre.
510 INSTITUTIONS
& troisième quartier d anomalie, le lieu de Mars etoit plusavancé dans le ciel qu’il ne devroit être suivant cette hy-pothèse ; ôc qu’au contraire dans le second & IV e Quartl’anomalie vraie étoit plus petite que celle qui résulte ducalcul de la même hypothèse. C’est pourquoi ce célébréAstronome a imaginé la correction suivante *. Soit décritle cercle ADP qui ait pour diamètre AP qui est le grandaxe del’Ellipse, ôc soit A FL l’anomalie moyenne de laPlanète : onmenerapar le point L la droite QLG perpen-diculaire à Taxe, & qui rencontrera le cercle au points :ayant joint F Q qui rencontrera l’Ellipse au point F, lepoint Y sera le lieu de la Planète qui répond à l’anomaliemoyenne A FL : de plus sangle correspondant à sanoma-îie moyenne , sçavoir, sangle AFQ , se trouve tout d’uncoup , puisque sa tangente, est à la tangente de sangleA FL , comme la moitié du grand axe de sEllipsè, est à lamoitié du petit axe. Or puisque sangle AF Q_ ou A FYest donné , on trouvera sanomalie vraie A S Y , commeon sa calculé auparavant par le moyen de sangle A FL.
On a dû remarquer que tous les calculs ôc les métho-des que nous avons proposés ci-dessus, supposoient tou-jours qu’on connût la figure des orbites, leurs excentri-cités, ôc leurs positions. Nous enseignerons dans la fuitecomment on peut déterminer toutes ces choses dans lesautres Planètes : mais nous allons rechercher ici la posi-tion ÔC la figure de sorbite de la Terre.
i°. On observera le diamètre du Soleil ôc son mouve-ment apparent quand la Terre est Aphélie ôc quand elle
* On a principalement rapporté cette méthode de Wardus avec Fapproxima-tion donnée par Bouillaud, parce que les Tables Carolines de M. Street (lesmeilleures qui aient été publiées jusqu’àce jour sur les mouvemens des Planètes)ont été construites suivant ces principes , & qu’il est certain Tailleurs que lesautres méthodes publiées dans le dernier siecle font moins avantageuses, commel’a démontré Mercator dans les Transi Phil. de l’année 1676. Au reste on s’estattaché depuis environ soixante ans à la solution du Probleme de Kepler donnéepar Newton ; de maniéré qu’on a presqu’entierement cesse de se servir dans lescalculs Astronomiques des méthodes de Bouillaud & de IVardus.