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ASTRONOMIQUES.
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CHAPITRE VIN G T - SIXIE M E
De lEquatìon du Tems.
Q Uoi que le Tems soit de fa nature une quantité Lemouve-réelle, puisqu’il en a toutes les propriétés , qu’il est mescre^u. 1 *'susceptible d’augmentation ou de diminution, & de di- Tems -vers autres rapports, soit d’égalités , soit d’inégalités , ce-pendant pour parvenir à connoître la juste quantité dutems écoulé, il faut avoir recours au mouvement descorps puisque ç’en est la vraie mesure, ôt que nous n’avonspas d’autres moyens de juger des intervalles de tems écou-lés , ni de les comparer entre eux. Le tems , comme l'onvoit, en tant que mesurable , suppose donc le mouve-ment: en effet s’il arrivoit que tout ce qui est dans l’U-nivers pût devenir entierement immobile, dès-lors nousne pourrions plus déterminer en aucune maniéré la quan-tité du tems, mais la durée des choses s’écouleroit fansdistinction de ses parties.
Au reste parce que le tems s’écoule nécessairementd’une maniéré constante & uniforme, il est évident que lemouvement le plus propre à nous en faire connoître la mentiamesu-
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quantité , ôc par conséquent à nous servir de mesure, doitêtre précisément celui qui de sa nature est simple & uni-forme ; en un mot ce doit être principalement ce mêmemouvement qui fait qu’un corps s’avance toujours égale-ment, ou lequel étant une fois imprimé à un corps , s’yconserve, & lui doit faire parcourir dans des tems égauxdes espaces égaux, & par conséquent décrire des pé-riodes égales.
Dans í’usage ordinaire on se sert du mouvement le plusremarquable , choisissant celui qui se présente presque àehaqueinstant auxyeux de tout le monde. Tel est le mou-
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Le mouve-ment unifor-me est propre-