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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. r->

oblique du commenccment&lamarierc dinuen-ter leui' manquoit , de íorte que comme les In-dtens.ils demontroyent feulement vn artifice mer-veilleux cnaiustantlesmémes plumes en mille di-ueríìtez défigurés. Ie niníìsteray pas long-tempsfur la barbarie de leur style, quoy quà bon droicon y puisse trouucr à redire : car tous les anciensPhilosophes , quoy qu'ils ne trauaillaisient pas àêtre diffus ôc polis cn leur parler , fi est- ce quetoujours tâchoyent ils détre faciles , naturels, SCfans affectation. Platon étoit reconnu de touspour le premier maître de bien parier , aussi bienque de bien penser . Er Ariftote luy-mémes, le-quel seul étoit adoré de ce s hommes, de quelle fa-çon quil ait été rraitté depuis de fes Commenta -teurs , étoit si exact en fes paroles , qiiil fut estimévn des plus purs & plus polis Ecrivains de for»remps : mais la disette du bon langage nétant pasle pire défaut des Scholafliques , ie paíseray légè-rement par deflìis,& marrêreray , plutost vn peufur lexamen d u finet , & de lordre de leur pro-cédé.

Les saiets qui étoyent le plus en controverseparmy eux , étoyent ou bien quelques vns de cessírts qu' Arijiote auoít réduis en Méthode,otr bienles pártics les plus spéculatives de notre Théolo-gie. Us les traittoyenr ordinairement ejn cettemaniéré. Us commençoyent par des generalesdéfinitions des choies > selon leurs Natures Vni-uerselles: enapresilsles diui'oycnt en lcurspar-ries, Sc les mettoyenr en diverses propositions,quils posoyent comme des Problemes , lesquels*ls mçttoyent en Controuerfes, Sc par plusieurs

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