ae HISTOIRE DE LAvccilles d’argumens & citations d’autorités ils re-fmoyent leurs adueríàires, & renforçoyenr leurspropres dictats. Mais encor qu’on eut fait cetteguerre Notionale auec beaucoup plus de foin &de calme entr’eux , qu’íls ne faifoyent, si est-cequille n’auroic iamais été capable de cóntribueraucun bien àl’augmentation de la cognoifîance:à cause quelle s’attachoit à des T errnes générauxqui n’auoyent pas beaucoup de fondement en laNature , Lc mêmes à cause qu’íls ne prenoyent au-tre chemin, que celuy de la dispute.
Que d’insister tout à fait de cette façon fur des'Axiomes établis » ce n’cfi: pas le chemin le plusprofitable, cela ne sc voie pas feulement és con-ceptions chimériques qa’ils rraitoyent : mais auífiés choses qui font en l’obscruation d’vn chacun Scqui appartiennent à la vie, aux passions Sc façonsde faire des hommes » lesquelles on croiroit pou-voir être réduites en des Reigles constantes. Com-me par exemple : Pour rendre vn homme pru-dent dans les aífaires d’Etat, ce n’est pas aíTezd’crre bien versé en toutes les conclusions, quetous les Politiques du monde ont inventées, oud’étre expérimenté en la Nature du Gouuern&-jment & des Loix, de l'obeistance Sc de la Rébel-lion , de la Paix & de la Guerre : bien loin dc !àvn homme qui sc fie du tout sur des préceptes sivniucrfels , est presques asteuré de n’y pas réussir:mais il faut qu’íl aye vne sagacité de iugement éschoses particulières, vne dextérité de discernerles avantages des occasions, vn étude de l’humeur& de l’inrerestdu peuple qu’il doit gouverner. Oncn trouue le mêmes dans la Philosophie , mille
belle?