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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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zr HISTOIRE DE L A *foible esprit retiré ; que pour des gens capablesdaftaires, ou deseruice pour leur Patrie ; ct cuce à mon aduis la Philosophie Expérimentale aeste fort mal traitée, car elle a ordinairement parla cetiíurc des hommes subi limputation des mê-mes défauts, qu'elle tasche de corriger : En esteron la peut justement condamner de remplir lespensées humaines didées imaginaires de conce-ptions , qui ne correspondent aucunement auxfins de la vie qui font en pratique : mais dautrecosté elle est ( comme ie feray voir bien tost ) laplus seurc guide contre ces égaremens Notionels,Sc nous ouure les yeux pour recognoitre toutesles realítez des choses , & nous nettoyé le cer-neau , non íeulement de lobfcuritc , mais auílìde la lumière fauííè & inutile. Cela est constam-ment vray en la chose même ; mais la plus grandpart des hommes ont toujours appréhendé le con-traire. Sils donnent à de tels inuestigateurs lestitres de Philosophes ou d z [panants , ou de virtuo-fi> cest assez, ils concluent dabord d'cux , quilssourdes gens de Eautrcmonde, des compagnons'propres íeulement pour les ombres & qui le re-paissent de leurs propres reueries mélancoliques,reputanc ceux qui fouissent dans les minières dela Nature, être en yne condition aussi abiecte, queles Esclaues du Roy d Espagne qui (ont au Peru ,condannés pour touiours à cette angarie, Sc nepolluant iamais être rachectez poux aucun autreemploy. N'est ce donc pas vn procédé tres-in-juste î Tandis que des Théologiens trop zelezteiettent la Philosophie naturelle, comme vnecoijnoillànce charnelle,& vn trop grand attache-ment