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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. n?Uent Ce suiet hazArdeux , oq doit plutost iuger^ elle > parce quelle en a déia faic par defíùs lessucrez, que par cc en quoy elle ny a pas encorepourueu : puis que la chose est dvns telle nature,quil est impossible de mettre les esprits des hom-mes en vn état de ne pouuoir errer.

Le premier danger que iobíerueray de certeforte > est ecluy de conclurrc en trop grande hase& précipitation fur les causes , deuant quon ait as-sez recherché les effets : de paracheuer 1 emct, de-vant quauoir bien posé le fondement. A cela ial-legueray dentrée pour remede, qucncor que (ex-périence n'ait été que le tasche particulier dvn oude deux , ou autre semblable petit nombre, ça estélsemploy de leur entiere& solennelle Affemblie decenieElurer & de débattre sur les conséquences. laydêja à diuerses reprises préféré les compagnies auxefforts singuliers en des matières Philosophiques ; icnay pourtant point de honte de le réitérer, parti-culièrement puis quen cét endroit il est tres ma-nifeste ausquels deux appartient la prérogative de ,la liberté &de la clarté den iuger. Iaffitmerayfur ce suiet quon ne sçauroit iamais trouver danslintericur daucun Philosophe particulier tant d®prudence Ze de froideur à penser, & tant de juge-ment pour examiner rigoureusement quil en fautapporter pour vn solide afftntiment 6c vne conclu-sion durable sur la fabrique entiere de la Nature.Comment se peut on imaginer quvn seul espritpuisse comprendre & soutenir assez long-temps lepoids de tant d opinions disserentes , & dvnc inS-ihté dobseraations : veu que les meilleurs Mathe-tfiMmtns sojrt b tenta st las da la longue suitte de*