SOCIETE' ROYALE. n?Uent Ce suiet hazArdeux , oq doit plutost iuger^ elle > parce qu’elle en a déia faic par defíùs lessucrez, que par cc en quoy elle n’y a pas encorepourueu : puis que la chose est d’vns telle nature,qu’il est impossible de mettre les esprits des hom-mes en vn état de ne pouuoir errer.
Le premier danger que i’obíerueray de certeforte > est ecluy de conclurrc en trop grande hase& précipitation fur les causes , deuant qu’on ait as-sez recherché les effets : de paracheuer 1 em’ct, de-vant qu’auoir bien posé le fondement. A cela i’al-legueray d’entrée pour remede, qu’cncor que (ex-périence n'ait été que le tasche particulier d’vn oude deux , ou autre semblable petit nombre, ça estélsemploy de leur entiere& solennelle Affemblie decenieElurer & de débattre sur les conséquences. l’aydêja à diuerses reprises préféré les compagnies auxefforts singuliers en des matières Philosophiques ; icn’ay pourtant point de honte de le réitérer, parti-culièrement puis qu’en cét endroit il est tres ma-nifeste ausquels d’eux appartient la prérogative de ,la liberté &de la clarté d’en iuger. I’affitmerayfur ce suiet qu’on ne sçauroit iamais trouver dansl’intericur d’aucun Philosophe particulier tant d®prudence Ze de froideur à penser, & tant de juge-ment pour examiner rigoureusement qu’il en fautapporter pour vn solide afftntiment 6c vne conclu-sion durable sur la fabrique entiere de la Nature.Comment se peut on imaginer qu’vn seul espritpuisse comprendre & soutenir assez long-temps lepoids de tant d opinions disserentes , & d’vnc inS-ihté d‘obseraations : veu que les meilleurs Mathe-tfiMmtns sojrt b tenta st las da la longue suitte de*