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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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1x6 HISTOIRE DE LAbeaucoup pris de peine, quoy quen vue maniérétore disserente de celle des Anciens Philosophes ,quià peine auoyent quelque égard sinon à de sem-blables contemplations générales. Cest certesle point fatal, fur lequel plusieurs grands Sjpntsde tous les siécles ont échoué, & communément leíprit a esté le plus grand,il y a eu tant plusdc danger : tant faut il marcher prudemment ence (entier si incertain » & doit-on éuiter vne tellemultitude dagreables Srreurs , de fausses lurnie-7 nieres » de mensonges déguisés, &c £ imaginationstrompeuses. Tant faut- il prendre garde à pren-dre le bon chemin dabord : tant pour y conti-nuer : Et enfin tant faut-il se seruir de grande pré-caution ; de peur que quand le thresor se preíenteà nôtre veuë, nous ne gâtions tout, en íe rauis-sant trop rost, d'vne main trop affamée Sc témé-raire. II faut donc palier par deíïùs ces difficultésSc plusieurs autres que iay icy dénombrées auccmoins dapprehension, parce que leremede est siproche. Cest poui quoy la Société sapplique àcet œiture auec autant de circonspection & demodestie, que les conseils humains en font capa-bles. Elle a pris foin d'éditer de dogmatiser opi-niatrément íur les causes dvn côté ; &c dc ne tom-ber pas en vn Septicifine jpeculatifde lautre : Scquelques quesoyent les causes qu'elle a par vneiuste délibération trouuées être constammentbonnes : elle leur fait augmenter leurs adu.mtagesen poussant plus auanr lexpcrience, & ne leurpermet pas de senrouïller ou de te co rompresanté d'vsage. Si âpres touc cela, on ne croie pasquelle ait entisremcnt ôté tousies maux qui siii- uenc