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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. 119

Propositiongenerale: il rencontre de plus enplus des ptcuues pour confirmer ion iugement: &Cainsi il deuient peu à peu plus eíchauste en Tes ima-ginations : le contentement de son succez 1 enfle;,il triomphe & sapplaudit d auoir trouue quelqueventé importante, mais âpres Ion eflay il commen-ce à se relaícher : tantofl limpatience ík ïo. jecuritese gliísènt en ion esprit : tantofl il admet impru-demment vne foule entierc de témoignages , quisemblent en quelque façon confirmer f opinionquil a établie auparauant : tantofl il arrestefa re-ueuë, quil deuroit poursuiure en beaucoup dcparticularités : & ainsi à la fin, cét obsermteurfìn «cereìkinuincible > de lassitude ou de présomptiondeuient lc plus négligeant en la derniere pat rie dcson œuure, à laquelle il deuroit estre le plus exact:.Telle estant linclination vniueríelle des hommes»dc se fouruoyer eux- melmes : ce que iay allégué,non tant afin dabbatre le crédit de quelque Phi-losophe particulier, les établijfemens duquel ,nontpas rcspondnà la force de ses premières ajfertionszmais ie men fuis seulement plaint en général,comme on a coutume de faite de la mortalité deshommes, & de ce quon est fui et aux maladies:

1 aggrauation defqtielles infirmités communes ncpeuuent ramais estre interprétées par quelque par-ticulier hommme que ce soit, à vn ester de maliceOU de mauuais naturel.

Mais dautrc costé cette hésitation de pensées,'cett e fluctuation, cette tarâiutié deconclurre; quiest si vtileen cette affaire , est tellement naturelle^ vne multitude de conseillers, quon la leur ob-ie cte frequemmenc - comme leut imperfection msc-

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