ï 5 0 HISTOIRE DE LAparabU' Chacun a cet argument en ia bouche»dont il condamne vn nombre grand & meílé deconsultants, que leurs délibérations font si ennu-yeuses , que communément les faisons d'agir seperdent auant que de venir à aucun reíultat. Ilest vray que cette pesanteur & cette manque d’ex-pedicion est fort préjudiciable aux affaires d'Etatte du Gouuernement : comme la Chrestienté l’asenty depuis peu : mais elle a vncinfluence toutecontraire siir la Philosophie. Ce n’est pas lapins di-ligente & ia plus íoudaine détermination de pen-sées, qui doit fy faire laffairej on y requiert plu-sieurs délais,&. ccluy qui peut icy faire vn cobieftiosolidesm faire vue demande ncctjfaire> fera plus debien que celuy qui sc fixera hardimét fur vnc cen-taine de résolutions mal fondées : c est icy ou il fautaddoucir les moindres obstacles, te applanir touslesscrùpules ; preuoir à toutes choses,& dessignerla satisfaction de la raison de tous les temps passes,presens Se à venir : tellement qu’on ne sçauroicramais auoir trop d égard en céc endroit à ce quiest si sort blasmé en la Politique , qui est de taschertoujours de mieux faire.
1 La Société n'est pas seulement premunie àl'cn-f onrre de ce grand inconueniegt, comme est la té-mérité d’établír son jugement sur des cauícs, par-la multitude des luges, qui doiuent estre satisfaits:mais aussi parce qu’ils écoutent indisseremmenttoutes les conieBures qu’on peut tirer des opinionsde chasquc Sefte de Philosophie , & qu’ils manienttous les effects qui fe preíentent à eux ; fur tou-tes les diuerfués d'opinions qui ont este ou inuen-tées depuis peu,ou ressuscitées. J?ar ceccc égalité