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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. iz;Uec son erreur, elle leur donne auíîì le moyen delareconnoître. Aquoy iaioûteray quelle naja-mais affirmé aucune chose touchant la cause, quelelsay n en ait été fait : au lieu qssen ce faisant parauance, cest vne chose tres pernicieuse au fait desSciences : car quiconques a fixé fur fa cause , dé-liant quauoir expérimenté ; à peine éuitera ildapproprier son Expérience , & ses obsetuationsà fa propre cause, quil sest imaginée aupa auant;plutost que d'aiuster la cause à la vérité de L'Ex-périence. Mais en vn mot, iusquicy elle n a en-cores retiré gueres dautre profit des causes, doncelle a conucnu : que détablir vn bon fondement,furquoy de mutuelles opérations puissent procéder.Et pourcét ouvrage, ientens la continuation &cla variation de laRecherche : la poursuitte dvnecause faujfe , le plus sonnent cit tellement vtile;que dans le progrez , la vraye en a été découverte.On ne doit pas reuoquer en doute, que plusieursinventions de grande importance , nayent étéproduittes par des Authcurs , qui ont commencépar des suppositions , quils ons trouvées faustespar âpres. Et il arrive frequemment aux Vhiloso-phes, comme à C Colomb : qui creust dabord queles nuages , qui voltigcoycnt à lentour du Con-tinent , fussent la T erre ferme : Mais son erreurfust heureuse : car en faisant voile vers eux, il fustconduit à ce quil recherchoit : De mêmes ceux en poursuivant des causes deceuantes auec vnerésolution de n abandonner jamais leur poursuit-te ; ont été guidez jusques à la Vérité mêmes.

Lc dernier défaut est de rendre les Causes sté-riles : en cequaprcs les avoir trouvées, on leur

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