SOCIETE' ROYALE. iz;Uec son erreur, elle leur donne auíîì le moyen delareconnoître. Aquoy i’aioûteray quelle n’aja-mais affirmé aucune chose touchant la cause, quel’elsay n en ait été fait : au lieu qssen ce faisant parauance, c’est vne chose tres pernicieuse au fait desSciences : car quiconques a fixé fur fa cause , dé-liant qu’auoir expérimenté ; à peine éuitera ild’approprier son Expérience , & ses obsetuationsà fa propre cause, qu’il s’est imaginée aupa auant;plutost que d'aiuster la cause à la vérité de L'Ex-périence. Mais en vn mot, iusqu’icy elle n a en-cores retiré gueres dautre profit des causes, doncelle a conucnu : que d’établir vn bon fondement,furquoy de mutuelles opérations puissent procéder.Et pourcét ouvrage, i’entens la continuation &cla variation de la ‘Recherche : la poursuitte d’vnecause faujfe , le plus sonnent cit tellement vtile;que dans le progrez , la vraye en a été découverte.On ne doit pas reuoquer en doute, que plusieursinventions de grande importance , n’ayent étéproduittes par des Authcurs , qui ont commencépar des suppositions , qu’ils ons trouvées faustespar âpres. Et il arrive frequemment aux Vhiloso-phes, comme à C■ Colomb : qui creust d’abord queles nuages , qui voltigcoycnt à l’entour du Con-tinent , fussent la T erre ferme : Mais son erreurfust heureuse : car en faisant voile vers eux, il fustconduit à ce qu’il recherchoit : De mêmes ceuxlà en poursuivant des causes deceuantes auec vnerésolution de n abandonner jamais leur poursuit-te ; ont été guidez jusques à la Vérité mêmes.
Lc dernier défaut est de rendre les Causes sté-riles : en cequ’aprcs les avoir trouvées, on leur
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