SOCIETE' ROYALE. i}7
âpres cette entreprise: s’ils voyoyent que rienne sc peust meurir en leurs jours ; mais que touteschoses doiuent réuflxr par cy âpres à 1 aduantagede ceux qui ne font pas encoses nés. Elle a aduiseau bien des temps auenir : mais elle n a pas négli-gé le sien propre : elle a mis en pratique les deuxparties du bon ménagé, qui est 1 ' planter des ar-bres > & de semer du bled. Dont le dernier estpour son propre presenc aduantage ; tic pour lasubsista'ice, Sefautre pour le profit &c Fornemencdes Siécles suiuans-
Elle n’a pas non plus souffert que sa diligenteait été engloutie par les plaisirs & la iouï'ïàncedes présentés découuertes : mais elle a toûjou ssoumis ses plus nobles inuentions pour être desinstrumens & des moyens, pour en trouuer desantres. C’est alícurément la plus plausible tic laplus infaillible méthode , de sc seruir tout a lafois de l’aflìstance qu elles donnent, Sc de lesforcer d’êtrc de plus grande aide à de plus grandesfins. Il n'yarien en toutes les œuures de la Na-ture, de si inconsider .ble, li éloigné , & fi bienconnu : qu’en ayant fait faire réflexion à d’autreschoses,il ne les éclaircisse, &en même temps n’endeuienne plus clair. Y ayant yne telle dépendanceentre tous les ordres des créatures; les inanimées,les sensitiues, les raisonnables, les naturelles , lesartificielles; que l’apprehension de l’vnc d’entr’el-les ne soit vn grand degré pour l’intell gencc des,autres : Et c’est le plus haut saisie de la rtvson hu-maine , de fui ure les boucles de cette chaîne , inf-lues à ce que tous leurs secrets seyent découuerts* nos entendernctjSi§c leurs ouvrages soyent auan«