i;8 HISTOIRE DE LAcés ou imites par nos mains. C’est véritablementcommander au monde; que de ranger toutes lesdiversités, & les degrés des choses íì regulierernentl’vne fur Pautrc : que nous tenant debout fur lesplus hautes, nous puissions parfaitement contem-pler les plus baílès, Scies rendre toutes vtiles à latranquillité , à la paix, & à l’abondanec de la viede l’homme. Et on nefçauroit aiostter rien d’au-tre à cette félicité, que de tirer vn second aduan-tage de ce haut terrain , qui est de regarder de plusprés vers le ciel : Et quoy que cette ambition aitesté punie au monde ancien , par vue confusion uni-verselle , lors qu’on s'en feruit auec impiété & auecinsolence,', si est-ce qu estant pourfuiuie par humi-lité Sc par innocence, qu’on ne fçauroir séparer d’a-uec la véritable connoissimcc ; quand on a l’in-tention, non pas de brauer le Créateur de touteschoies, mais bien de ladmirer de plus en plus : ilfaut ncceíTaìrement qu’elle soit la derniere perfe-ction de la Nature humaine.
Section XX.
Leur Maniéré de Discours.
E Lle a de cette façon ordonné , ingê, tiré desconjectures,Sc aduantagé les Expériences.Mûsfinalement en ces affaires Sc en toutes autres , quifont venues à fa considération; il y en a vue autre,dont la Sí?«>í/aesté fort soigneuse, qui est la ma-niéré de son discours , ce que à moins qu’elle n’eutpris garde à la tenir en vn tempérament raisonna-