i 4 ì HISTOIRE DE LA
Sc la disposition de ses marchands » & il y a plu-sieurs aurres argumens semblables de relie qu’ilsaur mettre en vfage pour nous y accourager;Maisccluy que i’nlkgue maintenant ell par delìustous les autres, d’vne plus sérieuse & plus impor-tante considération. Si l’on peut donner vn vé-ritable caractère du Temperament Vniutrscl d’au-cune Nation fous le ciel : on peut donc certaine-ment attribuer ceky-cy à nos compatriotes :qu’ils ont communément vne sincérité fans affe-ctation': qu’i.s aiment à communiquer leurs pen-sées par vne faine simplicité : qu’ils ont les quali-tés moyennes entre les referuces & les subtilesdes peuples Méridionaux, & les rudes & impoliesdes Septentrionaux : qu’ils ne sont pas extreme-ment enclins à paik rtqu'ils ont plus à cœur Ce queles aunes peuuent penser de la force que de la de-licareífe de ce qu’ils ditent : & qu’ils font possé-dés d’voe mode lite vniuerfclle. Ces qualités foncsi visibles & si propres à nôtre Patrie, que nousentendons sonnent qu’elles nous fonc obiectéespar quelques vns de nosvoisinsfatyristes en des ex-pressions plus désobligeantes.Car ils ont accoutu-mé de reprocher aux Angloie vn defaut de fami-liarité , vne pesanteur mélancolique , vne tardiue-té,vn silence ÔC vne referue rustique de leur main-tien- Mais ce font feulement des reproches departialité ou d’ignorance : car on les deuroit plu-tost louer de leur intégrité honorable, de ce qu’ilsnégligent les circonstances, & les fleurettes : dece qu’ils s’attachent aux choses de p Lm grande im-portance , plutost qu’à celles âepeu : de ce qu’ilsdédaignent de tromper auísi bien que d être trom-pés: