SOCIETE' ROYALE. 141Sc scmblabies ; contre lesquels on a si long tempsparle , que les hommes en sont deuenus inícniî-bles ; chacun remettant la faute l'vn lui latrie:Sc ainsi ont terni íeldement de lieux communs auxplaintes. Il íuffîra à mon preíent dcstèin de mar-quer ce que la Société Royale a fait pour corrigerses excés en la Philosophie Naturelle : à quoy elleest par dessus tous aunes vn ennemy déclaré,
C’est pourquoy elle a été fort exacte à mettreen exécution l’vniquc remede qu'on puillè trou-uer à cette extrauagance : qui a été vne constanterésolution de reietter toutes les amplifications»les digressions & les enflures du style, & de re-monter à la primitiue pureté , & brieucté , lorsque les hommes proposoyent autant de chosesprcsques en vn nombre cgal de paroles. Elle aexigé de tous ses membres, vne resserrée , nuë, &£.naturelle façon de parler ; des expressions positi-ves ; dessentimens clairs ; vne facilité naïue:rap-portant toutes choses autant qu’il se peut faire,auec vne familiarité mathématique ; & préférantle langage des Arrizans, des Paysans & desMarchands , à celuy des beaux Esprits , ou desgens de lettre.
Il y aencorcsicy vne chose, qui ne doit pasecreobmise ; laquelle rendra cette coutume quela Société Royale a établie , prefqties eternelle: quiqst la constitution generale des Esprits Acs Anglais.I’ay deja tonnent insisté fur quelques vnes des pre-rogatiucs de l’Angle t erre,put lesquelles elle se peutiustementarroger d erre le chef dVne ligue Philo-sophique par dessus tous les autres Pays de l'Puro-P'- l’ay preste fa situation,son Genie d’aprescnt