Erreur de Me*ton & des Au-teurs des an-ciens Calen-driers, dans lasupposition duNombre d’or.
§14 INSTITUTIONS
même année; car dans chaque mois le nombre d’or oudu cycle désignera le jour auquel arrive la Nouvelle Lu-ne moyenne, de forte qu’en y ajoutant 14 jours, on auracelui de la Pleine Lune.
On croyoit anciennement que le cycle de dix-neufans comprenoit exactement 2 3 y Lunaisons, ôc qu aprèsune révolution des années du cycle Lunaire, non - seu-lement les Nouvelles Lunes revenoient aux mêmesjours de chaque mois, mais aussi aux mêmes heures.Mais la chose bien examinée ne s’est pas trouvée vérita-ble; car dans l’espace de 19 années Juliennes, il y a§539 jours 1 8 heures ; & s’il est certain , selon les plusexactes observations des Astronomes modernes , quechaque Lunaison soit de 29Ì 12^ 44J z", ils’ensuit que235 Lunaisons répondroient à §939) i§ h 3 U 45". IIn’est donc pas vrai de dire que 235 Lunaisons répondentexactement à 19 années Juliennes ; mais il s’en fautenviron une heure & demie. Ainsi les Nouvelles Lunes ,après 19 années écoulées, n’arrîveront pas précisémentà la même heure qu’auparavant, mais environ une heure& demie plutôt ; de maniéré que dans l’espace de 304ans les Nouvelles Lunes anticiperont d’un jour dansl’année Julienne. Le nombre d’or suffit donc seulementpour marquer assez bien les Nouvelles Lunes dans l’es-pace de 300 ans, sans que Terreur monte à plus d’unjour, ou vingt-quatre heures: & lorsque les Peres duConcile de Nicée résolurent d’adopter dans leur Calen-drier le cycle de 19 ans, ce cycle marquoit pour lors assez
* Il ne faut pas confondre le Nombre d’or, ou Cycle Lunaire de Meton , avecla Période ou Saros Caldaïque , qui ne contient que rr; Lunaisons, Cette Pé-riode ou Saros étant de 18 ans & environ 11 jours, ramene les Eclipses à peuprès dans les mêmes points , soit du Ciel, soit de l’argument annuel; au lieuqu’íls’en faut bien que les Pleines Lunes qui arrivent aux mêmes jours tous les19 ans, se retrouvent dans une position semblable, tant à l’égard du nœud ,que de l’anomalie moyenne, le lieu de l’Apogée de la Lune étant d’ailleurs dirigébien diíféreipment à l’égard de la ligne qui doit passer par le Soleil,