SOCIETE' ROYALE,. jr-«K des Supérieurs : mais si on admet cela, nousMettrons vne aspersion de Ja plus grande calom-lllc sur la Nature humaine 6c íur le Gouucmement.
s#roit astcurcr qu’on ne sçaurosc exercer saRaison sans îuzfaRicjtx 6c defregl'e ; &c que le Gou-l,e tnement ciuil seroit insuportable à tous si ce0 est à des ignorans & à des fols : cc que bien*°in d’ctrc vraysil est aisé pîutort de prouucr qu’onne sçauroic dire proprement que les Nations quit f°nt dénuées d’Arts 8c de Science , rendent vnedroite obéissance à leurs Souueraws : mais que laft’jettion dans laquelle ils viuent, mérité plutostd être nommée vne stupidité 6c vn esclauagc deZestes , qu’vne juste & vne humaine soumission.
Mais pour limiter cette question ail genre par-tlc ulier de Science dont il s’agic maintenant.» il estCe rtain que l’industrie de la Nature doit être siP c u suspecte de rendre les hommes pervers Sc irre-Suliers, que c’est plutost vn préservatif contre ladésobéissance. Vne des principales causes de ce-est vne Conscience malconduitre, Sc vne oppo-ution des prétendues inspirations dc Dieu aux^onimandemens de nôtre Souuerain. Ce que i’ayqe ja montre, que ces Trauaux-cy modéreront &^formeront en abolilìant ou en arrestant la furiee }'EntouJìafine : L autre est la pauvreté oisive,^. Ul pousse les hommes au chagrin , à lamclanco-,e & au mécontentement, Sc enfin à la résistancee ^ Autorité légitimé. A qnoy les Expériences sour-^'ront vn rernede certain : elles oseront route* P te tension de l’oisiuctc, par vn cours constanta ?greables efforts : elles employeront les hom-® 5 a des oumages autant profitables que plai/ans,