INTRODUCTION.
°n de.la mer, dont la perpétuelle mobilité nous échappe, et des hautesntagnes que leurs neiges éternelles ont préservées des atteintes de l’acti-é humaine, notre industrie a changé plus ou moins la surface de tous lesP ys civilisés. Mais si, en dépouillant le sol de ses bruyères ou de ses forêts,ouvrant à 1 action des agents atmosphériques qui tendent à le dégrader,apportant des modifications jusque dans le climat auquel il se trouvep se es travaux des hommes ont changé la forme des rapports qui exis-tent, dans l’origine, entre la constitution intérieure du sol et sa manièreêtre extérieure, ils n’ont pu rendre semblables, même à l’extérieur, dessols dont 1 intérieur est différent.
, tr ^ e ^ uma * ne a profité des circonstances qui dévoilent la Compo-smon intérieure du sol; mais elles dû, dans chaque contrée, se conformer
à leur nature, et les moyens variés qu’elle a pris pour les mettre à profitn’ont fait, en général, que les rendre plus apparentes.
La facilité toujours croissante des communications, l’établissement deschemins de fer, pourront rapprocher les villes et prolonger, pour ainsi dire,les faubourgs de Paris jusqu’aux frontières du royaume ; mais ces puissantsinstruments d’une civilisation perfectionnée, tout en devenant pour les cam-pagnes une source nouvelle de fécondité, ne pourront faire que les culturesétablies sur des sols différents s’identifient plus quelles ne l’ont fait jusqu’àce jour. La facilité des communications ne changera ni la forme des vallées,ni 1 aspect des coteaux; elle permettra, au contraire, de les comparer plusfacilement, et, par conséquent, de mieux saisir leurs dissemblances. Le be-soin de noms propres, pour désigner les espaces où se manifestent ces dis-semblances, se fera de plus en plus sentir; et ceux qu’une longue habi-tude a affectes à cet usage, loin de s’effacer, prendront un sens de plus enplus détermine. La Beauce, la Brie, la Sologne, ne cesseront donc jamaisd avoir des noms spéciaux, et on comprendra de mieux en mieux que laconnaissance des noms de ce genre et de tout ce qu’ils expriment est, à lafois, la base de la géographie ordinaire et de la géographie minéralogique.U est la leur point de contact et leur point de départ commun. Les limitese ces régions naturelles restent invariables au milieu des révolutions poli-ques, et elles pourraient même survivre à une révolution du globe qui de-P r ait les limites de l’Océan et changerait le cours des rivières ; car ellesprofondément inhérentes à la structure du sol, tandis que les lignes