Phénomènes
qui
ont accompagnél'arrivéeau jourdes rochesnon stratifiées.
38 CHAPITRE PREMIER.
diffèrent, en outre, essentiellement, par tous leurs caractères, des rochescristallines, telles que les granités et les porphyres.
Les volcans permanents complètement caractérisés sont extrêmementclair-semés sur la surface du globe, puisque (abstraction faite de l’Islande )l’Europe , criblée autrefois par des milliers d’éruptions de granités, de por-phyres et d’autres roches cristallines, n’en compte que trois complètementcaractérisés : l’Etna , le Vésuve et Stromboli , qui sont réunis dans un coin dela Méditerranée . Les volcans récents, éteints, dont l’existence n’a été qu’é-phémère, forment eux-mêmes des points isolés à la surface du globe, etleurs produits ne recouvrent que des espaces très-circonscrits.
La croûte extérieure du globe est «donc presque exclusivement le résultatde la solidification par refroidissement des terrains cristallins, de leur sur-gissement et du dépôt des terrains de sédiment. C’est une sorte de tissudont les terrains stratifiés représentent la chaîne, et les terrains non stra-tifiés la trame.
Les terrains cristallins ont formé, dès l’origine du globe, ainsi que nous l’a-vons déjà énoncé, la croûte extérieure de sa masse générale. Les terrains desédiment, dont le dépôt n’a pu commencer qu’à partir de cette premièreépoque, présenteraient une chaîne continue dans toute l’etendue de leurformation, si l’action ignée n’avait elle-même continué à agir. Mais lerepos de l’action ignée n’a jamais été qu’apparent, et, chaque fois que l’équi-libre de la voûte formée par l’écorce du globe a été dérangé, ses effets sesont fait sentir à la surface de la terre, et de nouvelles roches cristallines yont apparu. Leur arrivée au jour n’a que rarement été un fait isolé; elles’est propagée, chaque fois, suivant une zone qui a traversé la surface duglobe dans une grande étendue, de sorte que le trouble qui en est résultés’est fait sentir au loin, et a donné lieu à des phénomènes qui ont modifiéles formes de la terre sur une portion considérable de sa superficie, et quiont exercé une influence considérable sur le dépôt ultérieur des sédiments.
Le premier effet de chaque paroxysme de l’action ignée a consisté dansla sortie dé matières demi-pâteuses qui se sont élevées sous forme de crêtesà bases plus ou moins larges, lesquelles ont donné naissance aux chaînes demontagnes. Les Pyrénées donnent une idée très-nette de ce mode de for-mation des montagnes; la régularité dans leur direction et leur épaisseurs’accorde parfaitement avec ce qui aurait lieu si un mur de quatre-vingts