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Tome premier.
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CHAPITRE PREMIER.

Rapports

entre

les fossilesanimauxet la divisiondes terrains.

tacées et de lycopodiacèes, avec certaines familles éteintes à'endogènes etd 'exogènes que quelques botanistes ont considérées comme indiquant unclimat plus chaud que ne l’est, de nos jours, celui des tropiques.

Dans les terrains secondaires, les espèces de ces familles les plus an-ciennes sont devenues proportionnellement beaucoup moins nombreuses,et ua grand nombre de genres ont entièrement disparu. En même tempsles plantes dicotylédones, représentées seulement dans le terrain bouiller,partie supérieure du groupe de transition, par quelques échantillons raresde cycadées et de conifères qui forment le groupe particulier des phané-rogames gymnospermes, prennent un accroissement considérable.

L’ensemble de caractères qu’offrent les fossiles végétaux qui existentdans les terrains de transition et les premiers terrains secondaires indiqueun climat dont la température était à peu près la même que celle quirègne maintenant entre les tropiques.

Dans les dépôts tertiaires, la plus grande partie des familles de la pre-mière série disparaît ainsi que plusieurs de la seconde série, et une végé-tation dicolylèdone, plus compliquée, prend la place des formes plussimples qui avaient prédominé pendant la durée des deux périodes pré-cédentes. Aux calamites gigantesques ont succédé des équisétacées pluspetites. Les fougères sont réduites aux proportions numériques faibles età la petite taille que nous leur voyons sur les limites méridionales de nosclimats tempérés. La présence des palmiers nous atteste que la tempéra-ture ne descendait jamais jusqu’à un froid de quelque intensité, et toutl’ensemble des caractères s’accorde à nous indiquer un climat analogue àcelui de l’Egypte ou des bords de la Méditerranée.

Les changements qui se sont accomplis dans l’ensemble du règne ani-mal sont liés d’une manière intime avec les changements que l’on observedans les caractères des végétaux fossiles : ce résultat était facile à prévoir,puisque les végétaux respirent dans la même atmosphère qui fournit l’air

cotvlédones sont toutes endogènes, c’est-à-direqu’elles s’accroissent de l’intérieur à l’extérieuret que leur volume s’augmente par une addi-tion de substance qui a lieu du centre à la cir-conférence : tels sont les palmiers, les cannes,les liliacées, etc. Les tiges des plantes dicotylé-dones sont toutes exogènes, c est-a-dire qu elless’accroissent par addition de couches concen-triques se formant vers l’extérieur. Ces couches

constituent des anneaux dont chacun indiq 11 ®l’accroissement total d’une année : c’est ce q 01a lieu dans le chêne et les autres arbres fore*'tiers de nos climats.

Voyez la Géologie et la Minéralogie dans U arrapport avec la Théologie naturelle, par le revè'rend docteur William Buckland ; traduit p* rM Doyère, tom. I", pag. 3g5 et 3gy.