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CHAPITRE PREMIER.
quel peut être rapportée la structure du sol de la France . Cette ceinturejurassique est, en quelque sorte, un axe recourbé, par rapport auquel toutle reste se coordonne aisément. Toutefois cet axe, et les autres du mêmegenre que peuvent fournir les diverses assises dont nous venons de parler,ne présentent pas partout des points de repère auxquels il soit égale-ment facile de se rattacher.
Les bouleversements survenus, à des époques géologiques récentes, dansdiverses parties de la France , et particulièrement dans le midi, ont dé-'rangé la disposition primitive des masses minérales, et ont apporté desobstacles à leur étude.
De là il résulte naturellement que les parties de la France et de l’Eu-rope , où ces bouleversements ont agi avec le plus de violence, ne sont pascelles dans lesquelles on doit chercher d’abord à deviner l’énigme de leurdisposition naturelle; aussi voit-on que c’est dans les plaines de la partieseptentrionale de la France , et dans celles de l’Angleterre, que s’est déve-loppée, en premier lieu, l’étude des grandes assises de terrains sédimen-taires qui forment l’échelle fondamentale des terrains stratifiés superposéschronologiquement.
C’est surtout dans les contrées où des bouleversements postérieurs n’ontpas interrompu leur continuité, que ces assises peuvent être considéréescomme formant les lignes principales de notre sol, et ont des droits incon-testables à fournir le squelette de notre travail. La description de ces partiescomposera donc naturellement le noyau du présent ouvrage, et toutes lesportions de notre territoire qui n’ont pu être rattachées à ces axes qued’une manière indirecte devront être traitées par nous comme des acces-soires, et former, dans la description, des appendices renvoyés à la fin ouplaces en avant, suivant la convenance des matières.
Les parties accessoires dont nous venons de parler sont naturellementde deux sortes.
Les unes sont des protubérances formées par les roches, souvent cristal-lines , qui constituent la base fondamentale de l’édifice géologique. Cesprotubérances, étant séparées à la surface par les grandes assises qui s’é-tendent au loin en s’appuyant sur elles, ne peuvent présenter de continuitéque sur des espaces comparativement assez restreints. Chacune de ces pr°'tubérances doit être décrite comme une île, et former l’objet d’un chapitre