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CHAPITRE PREMIER.
flancs ont servi d’appui à tous les terrains secondaires du S. E. de la France .
Nous consacrerons un chapitre particulier à chacun de ces cinq groupes.
Nous nous occuperons ensuite des dépôts houillers qui, pour la plupart,n’ont fait que remplir les anfractuosités des anciennes proéminences dela charpente terrestre.
Le dépôt complexe du grès bigarré, du muschelkalk et des marnes irisées,désignés ensemble sous le nom de tryas, avec ses gîtes de sel gemme etde gypse, dépôt qui, dans l’ordre des temps, a succédé (quoique non im-médiatement) à celui du terrain houiller, et qui trop souvent le dérobeà nos regards et à nos recherches, sera l’objet du chapitre'suivant.
La description de notre grande bande de terrain jurassique succédera àcelle du tryas.
Elle sera suivie par celle des dépôts crétacés et tertiaires qui forment lesol du grand bassin septentrional, et de ceux du même genre qui ont rem-pli dans la Gascogne un bassin moins complet, mais analogue à plusieurségards, et qui ont couvert aussi plusieurs parties du midi de la France .
C’est alors seulement que nous passerons aux parties de notre sol queleur position, plus ou moins détachée, et leur état, plus ou moins boule-versé, nous ont fait placer, par forme d’appendice, à la fin de l’ouvrage,savoir: la Flandre, la Bresse , les Landes , les Pyrénées , la plaine du Rhin , lescollines de la Haute-Saône , le Jura , les Alpes , les volcans éteints de la France centrale.
Les dépôts tout â fait superficiels qui, pour la plupart, remplissent seu-lement des fonds de vallées, le diluvium alpin, les alluvions modernes, lestourbes, formeront encore l’objet d’un autre appendice.
Un dernier chapitre rendra compte des relations générales de positionqui existent entre les formations géologiques qui recèlent nos richesses mi-nérales, et les emplacements des usines dans lesquelles elles sont élaborées.
Nous avons suivi, dans la description de chaque terrain, la division parbassins et l’ordre géographique.
Nous aurions désiré pouvoir faire concorder cette description avec ladivision politique par département; mais les relations naturelles que nousavons signalées entre la constitution du sol et le cantonnement des popu-lations ne s’étendent qu’aux groupements généraux et non aux divisionsadministratives, qui, ne devant jamais dépasser une certaine grandeur, dé-