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CHAPITRE IL
Mineraismétalliquesà la séparationdes terrainsancienset des terrainssecondaires.
dans le Languedoc , le Rouergue , le Quercy et le Limousin , alignés pourla plupart du N. O. au S. E., ont influé également sur le relief généralde cette contrée. Leur formation a suivi de très-près le dépôt du grèsbigarré.
Le soulèvement de la Côte-d’Or , postérieur au dépôt du calcaire duJura , le façonnement définitif des chaînes qui séparent la Saône , la Loire etl’Ailier, et la dépression des vallées de ces rivières, enfin le soulèvementde la montagne Noire, plus moderne que les terrains tertiaires, sont lestrois dernières révolutions qui paraissent en rapport avec la mise au jourde roches granitoïdes.
Les épanchements volcaniques qui ont précédé immédiatement l’époqueactuelle ont mis fin à cette longue série de perturbations qui ont successi-vement façonné le plateau granitique central.
La ligne de contact des terrains anciens et des terrains secondaires estremarquable par la présence de nombreux amas de minerais métalliquesde différentes natures. Les mines de manganèse les plus importantes dela France , telles que les mines de la Romanèche près Mâcon, de Saint-Christophe dans le département du Cher , des environs de Nontron etde Thiviers dans celui de la Dordogne , forment une zone à la séparationdu granité et du calcaire jurassique. Dans beaucoup de points de cettemême zone, le plomb existe avec une certaine abondance. II est vrai que jus-qu’ici les recherches faites dans ce genre de gisement n ? ont pas été cou-ronnées de succès; mais, pour quelques-unes, il paraît que cette non-réussite est due, moins à la pauvreté du gîte, qu’à la nature du minerai,qui se refuse au traitement métallurgique ordinaire.
Les minerais de fer sont également assez fréquents le long de la ligne decontact qui nous occupe; les minerais fondus aux belles forges d’Alais ,dans le département du Gard , existent dans cette position géologique.
La formation de ces différents minerais ne paraît pas être en relationavec le soulèvement des granités de la Côte-d’Or , lesquels ont relevé lesterrains secondaires de cette partie de la France : du moins, les mineraismétalliques sont également abondants sur toute la limite des terrains an-ciens, même dans les localités où le calcaire du Jura repose en coucheshorizontales sur le granité. Ainsi les mines de plomb d’Alloue, de Con-folens, et de Melle près de Poitiers , sont dans des contrées où le calcaire