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CHAPITRE II.
qui constitue quelques petits lambeaux sur cette partie des montagnesgranitiques.
Le charbon de Tarare doit donc être considéré comme le combus-tible des terrains de transition, désigné principalement sous le nom d’an-thracite.
La description de ces petits dépôts de charbon, presque sans importance,fera nécessairement partie de ce chapitre, destiné spécialement à l’étudedes terrains anciens et des terrains de transition du plateau central de laFrance .
Les montagnes du centre de la France sônt presque entièrement com-posées de granité et de gneiss. Le schiste micacé constitue, en générai,une bande mince, à la séparation des terrains anciens et des terrains secon-daires. Il y existe, en outre, quelques lambeaux de terrains de transitiondisséminés, d’une manière peu régulière, sur les pentes du massif central;ils sont surtout abondants dans la vallée de la Loire et sur le groupe dela montagne de Tarare. Les porphyres forment, enfin, de distance en dis-tance, quelques crêtes saillantes, et constituent même plusieurs massifsimportants. Les montagnes qui séparent la Saône de la Loire , sur 5 o kilo-mètres de longueur et 20 à 3 o de largeur, c’est-à-dire sur une surface dei ,2Ôo kilomètres carrés, égale à la surface totale de la base de l’Etna , sontentièrement porphyriques. Le Morvan nous offre un second exemple d’unmassif de porphyre aussi considérable, et toutes les montagnes entre Autun et Lorme , qui comprennent les environs de la Roche-Millay, de Lucenay-l’Évêque et de Château-Chinon, sont formées par le porphyre rouge à cristauxde quartz hyalin. Ces exemples remarquables nous apprennent que les por-phyres ne sont pas de simples accidents résultant de la modification d’autresroches, mais bien des masses indépendantes formées d’une manière particu-lière, et jouant un rôle spécial dans la constitution de notre planète.
Les montagnes porphyriques, dont les plus hauts sommets s’élèvent à1,012 mètres au-dessus du niveau de la mer, présentent des cirques danslesquels des rivières plus ou moins considérables prennent leur source : levillage de Cours est situé à l’entrée du vaste cirque porphyrique d’où sortentles sources de la Tramhouze. On observe des cirques analogues à Mars ,Belmont, Rouchal, etc.; ils affectent tous la forme d’un cône elliptique dontle sommet est en bas. Les parois de ces cirques, découpées par de profondes