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Tome premier.
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CENTRE DE LA FRANCE .

faible et sans liaison les uns avec les autres, ont peu contribue a faire con-naître la nature de ce terrain. En i835‘, des capitalistes, dans le butd’exploiter le charbon sur une vaste échelle, firent percer trois puits, dontun seul a atteint une couche régulière d’anthracite. Ce puits, placé aumidi de Fragny et désigné sous le nom des Glandes, a 77 mètres de pro-fondeur. L’indication des couches qu’il a traversées donnera un bonExemple de ce terrain, du moins de sa partie supérieure.

i° Le puits des Glandes a été ouvert dans un grès micacé, dont la pâte,tantôt rouge, tantôt d’un gris jaunâtre, contient des grains de feldspathblanc laiteux; le mica, si abondant, est souvent en lames hexagonales : cette^constance singulière pourrait faire prendre cette roche pour un porphyre,niais la régularité de sa stratification ne laisse aucun doute sur sa natureSe dimentaire.

2 ° Au-dessous du grès rougeâtre, à 6 mètres de profondeur, le puits aéteint un grès verdâtre très-dur, qui ressemble *iu porphyre vert; il est cribléde grains feldspathiques, les uns blancs laiteux, les autres lamelleux et semi-fiansparents. On y distingue aussi des grains quartzeux et des lames de mican °ir. Les fissures assez nombreuses de ce grès sont tapissées de chaux car-bonatée spatluque, et quelquefois dune matière steatiteuse verdâtre.

3° Ce grès, qui présente une puissance de 19 mètres, recouvre un schisteHoir terreux, entremêlé de parties charbonneuses, passant à un schistefeldspathique gris, très-dur et veiné de blanc. Ces schistes, bouleverses danst0 us les sens, paraissent avoir éprouvé l’action des porphyres, qui traver-Se Qt le terrain anthraxifère dans toutes les directions.

4° Une couche d’anthracite de i m 3o à i m 5o de puissance succèdeschiste feldspathique, et recouvre des grès schisteux analogues à ceuxUidiqués par le n° 2 .

50 La pâte des grès inférieurs à l’anthracite est plus terreuse que celledes grès supérieurs; elle est, en outre, dune teinte plus foncee par leurUiélange avec du charbon. On a approfondi le puits des Glandes jusqu à3 9 mètres au-dessous de cette couche d’anthracite, sans en rencontrer uneseconde et sans arriver au conglomérat qui forme la base du terrain, et qu 01v °!t ressortir dans plusieurs points autour de Fragny.

La couche d’anthracite est divisée en deux, quelquefois entrois partipar un ou deux bancs de grès fin, dont la puissance assez variable est rarerne nt au-dessous de o m 1 5 ; la direction de la couche est orientée du