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Tome premier.
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CHAPITRE II.

Minéraux

mélangés.

Le terrain<le transitionforme

deux bandes.

qui atteignent fréquemment, surtout dans le massif du Sidobre, la grosseurdu doigt. La ténacité de ce granité est assez grande. Cependant on doiten distinguer deux variétés, qui sont, en général, en rapport avec la gros-seur du grain. Le granité à petits cristaux est le plus tenace; néanmoinsil se désagrégé encore : d il résulte que les escarpements de ce terrainsont toujours très-doux, et que sa surface est constamment recouverte deblocs produits par la décomposition. Le granité de la montagne Noire con-tient plus fréquemment que le granité du Sidobre, et surtout avec plusdabondance, des minéraux étrangers à sa composition essentielle. Dans lemassif de Brassac, cette roche renferme beaucoup de grenats et de tour-malines, dont les cristaux sont quelquefois assez grands: nous y avons vudes cristaux de spinelle et de fer oxydulé.

Le terrain de transition forme deux bandes distinctes : lune recouvrela pente S. de la montagne Noire; la deuxième sépare, ainsi que nous la-vons déjà annoncé, la chaîne granitique du Sidobre des deux autres.

La direction de ces deux bandes de transition est la même que celle dela chaîne principale : E. 2 5° N., O. 2 0° S. Leur composition est identique,circonstance qui résulte évidemment de la manière dont elles ont été for-mées; car elles appartiennent à une même nappe, qui a été divisée en deuxparle soulèvement du granité. Mais, si leur composition est semblable, dnen est pas entièrement de même de leur relief, ce qui tient à leur positionrespective. Ainsi la bande resserrée entre deux relèvements de granité pré-sente des accidents et des contournements nombreux. Il est difficile, eneffet, de se figurer un terrain plus profondément et plus minutieusementdécoupé , des vallées plus étroites, plus rapprochées les unes des autres, àbords plus roides et plus abruptes, que toute la partie de ce terrain dontBoisseron est le centre, et qui sétend du N. E. au S. O., depuis Brassacjusquà Aumontel.

Au N. et au N. O. de Brassac, le terrain continue dêtre accidente»mais plus largement, et avec la différence qui doit exister entre un ter-rain solide qui se releve en masse ou se rompt, et un terrain flexible fl ulse replie sur lui-même et se contourne dans tous les sens. En effet, auN. de Brassac, la masse de terrain de transition est presque entièrementcalcaire, tandis quau S. elle est principalement formée de schiste.

Le relief du sol indique, dune manière certaine, la limite du terrain de

Coïncidence