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CHAPITRE III.
Position relativedu granitéet des terrainsde transition.
Dispositiongénéraledu pays.
Directiondes chaîneset des coursd’eau.
d’Écouché, près Argentan, à Avranches ; la seconde, qui commence par quel-ques îlots granitiques isolés v forme une ligne presque continue de Mayenne jusqu’à Brest : elle partage la péninsule en deux parties très-distinctes, sousle rapport de la nature du terrain.
Cette bande granitique constitue aussi une suite de faîtes, qui corres-pondent à la ligne de partage des eaux. Tous les ruisseaux qui coulentau N. portent leur tribut à la Manche , tandis que ceux qui prennent leursource sur le revers S. sont des aflluents de la Loire , ou des petites ri-vières qui se rendent dans l’Océan.
La plupart des îles de la Manche, telles qu’Aurigny, Guernesey, Jersey ,Ghausey, etc., sont granitiques; il en est de même des îles d’Ouessant , deSeim, de Groix, etc., qui correspondent aux côtes anciennes des départe-ments du Finistère, du Morbihan et de la Vendée .
La Vendée , dont nous n’avons jusqu’ici que cité le nom, fait partie inté- 'grante de la péninsule O. Les montagnes granitiques du Bocage vendéense rattachent à celles du Morbihan , et le terrain de transition des départe-ments de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Loire-Inférieure , occupeune dépression du massif granitique, qui forme le squelette général decette partie de la France .
Au premier abord, cependant, on ne retrouve pas, dans l’alignement desmamelons granitiques ni dans les plis du terrain de transition de la Vendée ,les directions que nous venons de signaler en Bretagne et en Normandie , etqui donnent au relief de ces provinces une physionomie particulière.
Le Bocage vendéen est, en effet, formé d’une multitude de collines peuélevées, presque toujours arrondies, autour desquelles de petits ruisseauxcirculent dans toutes sortes de directions. Mais, si on distingue, parmi cespetites vallées, celles qui sont le résultat de forces successives, des valléesqui ont été produites par une cause générale, on reconnaît bientôt que laVendée présente la répétition des mêmes phénomènes géologiques que laBretagne : telle est, par exemple, la Sèvre nantaise, qui, depuis sa source,près de la Châtaigneraie, jusqu’à son confluent dans la Loire à Nantes ,suit presque exactement une ligne droite, dont la direction N. O. S. E-est très-rapprochée de la direction qui préside aux dislocations du ter-rain silurien. L’ensemble des différentes collines que nous venons de si-gnaler reproduit à chaque instant cette direction : c’est ainsi que la lignede faîtes entre Parthenay et Chollet est, à très-peu près, parallèle aux eaux