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Tome premier.
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• PRESQU’ILE DE BRETAGNE ,encore elle fait une légère effervescence avec les acides, et Ton y aperçoita lors quelques lamelles de mica. M. Cordier y a indiqué de la pyrite.

Les gisements de kersanton sont circonscrits à la rade de Brest : on lestrouve, à l’O., auprès des falaises escarpées de Quelern; à TE., dans lesanses nombreuses qui déchirent le rivage, depuis la rivière du Faou jusqu’à<*lle de Landerneau . Presque toujours, le terrain qui environne ces gise-ments porte des traces incontestables de dérangement, et on est en droitde supposer que ces altérations dans le relief du sol sont le résultat de 1 in-troduction de cette roche.

La facilité avec laquelle on taille le kersanton, sa presque inaltérabilité4 l’air, l’ont fait rechercher des constructeurs du moyen âge; et on retrouveinstamment cette roche dans la construction de ces églises et de ces cha-P e Hes, dont on admire encore, à juste titre, dans la Bretagne occidentale,Architecture aux détails gracieux, aux formes hardies et élancées.

Les roches d’amphibole constituent, ou des amas quelquefois très-puis-San ts, ou des filons. La montagne du Menez-Bré, au N. O. de Guingamp,^ domine tout le pays, appartient à cette classe de roches. Elle formeUn vaste cône de 3,ooo mètres de circonférence à sa base, et dont la hau-tcu r est de 3oi mètres. La roche est un amphibole lamelleux, contenantPmfois quelques cristaux de feldspath, ce qui donne à certains échantillonsapparence de syénite; mais elle ne contient ni quartz, ni mica. Ce monti-Cule s’élève au milieu du granité porphyroïde. Du côté de Louergat, sur^ a grande route de Paris à Brest , l’amphibolithe se ramifie en petits liionsdans ce granité, ce qui établit sa postériorité sur cette roche, et, par conse-Trent, son âge très-moderne.

Les filons d’amphibohthe sont nombreux : nous citerons particulière-ment ceux des environs de Domfront et du cap Frehel. Le premier, ex-ploité à une demi-lieue au S. de la ville, pour l’entretien de la route deLomfront à Mayenne , présente une puissance de 20 à 2 5 métrés; il se di-du N. au S., et coupe à la fois les couches de grès et de schiste quim sont associées. Au contact de la roche amphibolique, le schiste est mac ole et terreux. La masse du filon se décompose en boules, mais le centrede chacun de ces gros rognons est très-dur et tres-resistant : on y distingupiques lamelles d’albite. Cette roche, par ses caractères extérieurs, sera pproche beaucoup des ophites des Py

yrenees.