CHAPITRE III.
au contactdes terrainsancienset des terrainsde transition.
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toujours cette limite est marquée par la présence de schiste micacé,schiste talqueux ou de schiste maclifère. Ces schistes ont peu d’épaisseur, etils forment une bande continue à la séparation des deux terrains, de sorteque leur présence annonce constamment un changement prochain dans lanature du sol. Cette constance dans la position des roches schisteuses en*'tallines est un des faits les plus remarquables et les plus instructifs. E neffet, la diversité de nature des couches des terrains de transition devraiten amener nécessairement une dans les roches qui marquent leur contactavec les terrains anciens; et cependant ce contact est toujours accompag° ede la présence du schiste maclifère, roche étrangère à chacun de ces ter-rains, quand on les trouve isolés l’un de l’autre. Le schiste maclifère existe»il est vrai, quelquefois intercalée avec le gneiss; mais jamais il ne se retrouvedans l’intérieur même des bassins occupés par les terrains de transition, sJce n’est toutefois quand les roches anciennes s’y montrent en îlots isoles»comme sur les bords de la Loire. Une circonstance également remarquable»c’est que les porphyres quartzifères, les amphibolithes et les autres rochesignées présentent souvent aussi, à leur séparation avec les terrains de trafl'sition, ces mêmes schistes maclifères si singuliers; de sorte que ces schistes»pour ainsi dire indépendants des terrains, sont, au contraire, constammentliés à la présence des roches ignées, dont ils sont la conséquence immédiate-Ce raisonnement suffit pour faire comprendre le métamorphisme des roche 8de transition. On peut, du reste, le prouver d’une manière directe, p arles passages graduels que l’on observe entre certains schistes micacés etles terrains de transition. En effet, il n’existe que peu de localités où, p reSde la limite des terrains, les schistes micacés ne présentent une dégra-dation successive dans leur état cristallin. Au contact du granité, ils cofltiennent des macles distinctes, tandis que, plus loin, les roches ne sont pl uSque maculées. Outre ce passage, on peut suivre les mêmes couchesschiste sur une grande longueur, et l’on voit qu’à mesure qu’on s’éloigne <l ugranité, en marchant sur leur prolongement, on arrive à des graûvvacke 8schisteuses. Les environs de Rieux, dans le département du Morbiha 0 ’nous offrent un exemple de cette dernière disposition. Les schistes micacé 8et maclifères que l’on rencontre entre Limmerzel et Seaule sont le p r0longement des graüwackes schisteuses que l’on observe à Reganne. Aucunaccident ne pourrait expliquer comment le sol, dans la première localité»