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CHAPITRE III.
sont, pour la plupart, dus à des mamelons plus ou moins saillants, surlesquels les couches se sont moulées. On a rencontré un de ces contourne-ments dans le puits du Bocage, percé sur le système des Bourgognes. Cetaccident nous parait du à des masses de porphyre quartzifère, qui, n’ayantpu selever jusqu à la surface du sol, ont simplement forcé les couches ase plier autour d’elles.
La partie anthraxifère du terrain de transition forme une seconde bandeparallèle a celle que nous venons de décrire, qui traverse les départe-ments cle la Sarthe et de la Mayenne , suivant une ligne qui se dirige del’E. 2 5° S. a 10. 2 5° N. Cette bande se rétrécit en avançant vers l’O-Sa largeur, qu’on peut évaluer à 26,000 mètres dans la Sarthe , se ré-duit à 12,000 seulement en pénétrant dans le département d’Ille-et-Vi'laine. Cette seconde bande devonienne est, en tout, semblable à celle quilonge les bords de la Loire. Elle se compose de couches de grès, de grau-wacke schisteuse, de schiste, de calcaire et d’anthracite; on y rencontre,en outre, des masses ampliiboliques et des masses feldspathiques aplaties.etparallèles à la stratification. Ces amas allongés paraissent, dans quelques cas,appartenir au terrain anthraxifère; mais, en réalité, elles y sont étrangères-La mine de Fercé, dans le département de la Sarthe , présente un exempt! res-remarquable de ces filons stratiformes. La roche amphibolique y forme,au midi de la veine de charbon, une masse régulière parallèle à la stratifica-tion, et qui s’étend, sous forme de couche, sur une grande étendue. Dans l amine de Gomer, exploitée sur le prolongement de la veine de Fercé, l aroche amphibolique se montre, au contraire, avec des caractères évidentsde postériorité; elle y constitue une masse conique, qui a soulevé toutesles couches du terrain anthraxifère et les a forcées à se rompre. La positionanomale de la roche amphibolique, dans la mine de Gomer, montre avecévidence que la régularité qu’elle affecte dans celle de Fercé n’est quap'parente, et qu elle y forme une de ces masses minérales désignées sous I enom de filon-couche.
L anthracite alterne, à plusieurs reprises, avec le calcaire et le schisteargileux noir. M. Blavier annonce, dans l’ouvrage qu’il a publié sur la géo-logie du departement de la Sarthe 1 , que le bassin anthraxifère y forme
1 Essai de statistique minéralogique et gèolo- Blavier, ingénieur au corps royal des mines,gique du département de la Mayenne , par M. Ed. p. 68.