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MASSIF DES ARDENNES. ’f lune part, cette brèche, qui ouvre si merveilleusement le rempart de 1 Ai-denne, doit presque nécessairement son origine première à une fissure , de1 autre son élargissement ne peut être attribué qu à un vaste déblai, proba-blement violent et rapide, comme les courants diluviens.
L’Ardenne doit son aspect uniforme à l’uniformité du terrain qui la coin-P°se, et crue M. d’Omalius d’Halloy a nommé depuis longtemps terrain terrain
, a -J . , . 1 ardoisier.
ar doisier. Ce terrain justifie le nom créé par 1 habile et ingénieux observa-teur que je viens de citer, non-seulement parce qu’on y trouve de nombreuxbancs d’ardoise, mais parce qu’il présente partout des roches schisteuses dontGardoise véritable n’est qu’une manière d’être, qui y passent fréquemment,qui souvent paraissent être formées de la même étoffé que 1 ardoise, et qui,lorsqu’elles s’en écartent le plus, rappellent encore presque toujours 1 ar-doise par de nombreux caractères, dont le plus persistant est la schistosité.
D’après M. d’Omalius d’Halloy, que nous ne pouvons mieux faire que decopier, la couleur la plus ordinaire de l’ardoise, ou plutôt du schiste du tçr-r ain ardoisier, est celle connue sous le nom de bleu ou gris dardoise, quipasse souvent au verdâtre, au rougeâtre, au gris ordinaire, etc. 1 . «Mais,
* quelle que soit la couleur et même l’état d’altération du schiste ardoisé,
* Sa cassure, qui est schisteuse jusque dans ses plus petites parties, fournit” Presque toujours un moyen de le distinguer du schiste argileux. Ce" dernier a aussi un état différent de décomposition : il se transforme"ordinairement en une terre argileuse, quelquefois sablonneuse, tandis" que l’ardoise présente une altération particulière. Celle qui se trouve à" Ift surface des plateaux est devenue blanchâtre, tendre, friable, douce" a u toucher, d’un aspect stéatiteux, et se réduit en une terre légère,
" onctueuse, qui ne fait point pâte avec leau. Il parait, au reste, que cette" altération est due, comme celle qui a changé le schiste gris en jaune, à" un ordre de choses qui n’existe plus actuellement; car, non-seulement les" ardoises employées à la bâtisse n’éprouvent rien de semblable, mais les
* ( 'ouches qui se montrent au jour dans les vallees profondes ont encore“ conservé leur couleur bleuâtre et leur dureté : or, on sait que, dans les"terrains inclinés, les couches du sommet sont les memes que celles du
* b°nd des vallées. »
t -J. d’Omalius d’Halloy, Journal des mines, lom. XXIV, pag. 254 , 1808.
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