Valléesde la penteoccidentale,moinsprofondes,moins abritées,plus sauvages.
Région des lacset des cascades.
Gorge
de la Vologne.
280 CHAPITRE Y.
Guebwiller jusqu’à Lauterbach, et dans le bassin de Ville jusqu’à Steige»qui se trouve déjà bien loin dans l’intérieur de la région montagneuse.
Les vallées de la pente occidentale des Vosges sont généralement bienmoins favorisées, sous le rapport du climat et des productions, que celles d ela pente orientale. Elles débouchent dans la plaine de la Lorraine , qui estplus haute que celle de l’Alsace , et leur fond est, toutes choses égales, pl uSélevé au-dessus de la mer que celui des vallées correspondantes de la pentealsacienne. On chercherait vainement, autour de la Bresse et de Gérardmer ,les treilles, les noyers, les arbres fruitiers des vallées de Munster et deSaint-Amarin . Entre les maigres cultures qui sont répandues sur les terrainsles moins accidentés, on ne voit que quelques sapins, restes de forêts de'mantelées, et des merisiers dont les fruits servent à faire le* kirsch-wasser-
Les montagnes du flanc occidental des Vosges , qui s’abaissent assez dou-cement jusqu’au bord des plaines de la Lorraine , sont moins élevées, moinsprofondément découpées, moins fortement accidentées, mais, en mê® etemps, plus sauvages, que celles de la pente alsacienne. La région des la cSdu Cumberland, dans le N. de l’Angleterre, jouit, comme contrée pitto-resque , d’une réputation justement méritée ; mais celle des lacs desVosg eSmériterait au moins de l’égaler. Cette région aboutit au lac de Retourne-mer, et comprend les lacs de Longemer et de Gérardmer situés à 7 A®et 63 i m au-dessus de la mer, ainsi que les vallées environnantes, où pl°'sieurs cascades, telles que celles de Tendon, du Bouchot, du Valtin, bon-dissent encadrées entre des rochers sourcilleux et des arbres séculaires. L eSeaux qui s’écoulent du lac de Retournemer dans celui de Longemer f° r 'ment elles-mêmes une jolie cascade, et la Vologne, après sa sortie de cedernier lac, en présente une nouvelle au saut des Cuves. Plus bas, après avo®arrosé d’agréables prairies semées de bouquets de sapins, elle s’échappe» eflécumant, à travers une gorge étroite, qui semble n’être que l’élargisse® en1,d’une fente ouverte à travers une barrière granitique. C’est la réunion d eces éléments pittoresques, joints aux beautés d’une végétation vigoureusequi, dès les siècles précédents,' a fait naître ce vieux dicton :
« Sans Gérardmer et an peu Nancy, qu’est-ce ça serait de la Lorraine ? »
Les montagnes qui entourent le lac de Gérardmer sont couvertes de belles
forêts de sapins, dont la sombre verdure, réfléchie dans ses eaux, rapp
elle