Vallées qui ladécoupent.
Escarpements
quelles
présentent.
286 CHAPITRE V.
cap élevé qui supporte les ruines du château de la Muraille. Ce fcap, dontelles semblent avoir été détachées, se relie lui-même, au N. du châteaude Nydeck, ainsi que je l’ai déjà dit, avec l’extrémité des montagnes degrès de la bande orientale. Ce sont là, à l’excëption des cimes isolées duHaut-du-Tault et du Haut-du-RoC, les parties les plus élevées de toutl’ensemble des montagnes de grès ; leurs pentes abruptes circonscrivent endemi-cercle le pied des montagnes arrondies du Ran-dé-la-Roche. A partitde ce point, la bande du N. O., réunie à celle de l’E., se prolonge jusqu auparallèle de Manheim ; elle présente, dans toute cette étendue, la form ed’un grand plateau dont la largeur est variable, mais dont la hauteur nevarie que faiblement d’un point à l’autre, et elle constitue à elle seule toutela partie septentrionale de la chaîne des Vosges , dans laquelle les rochesanciennes ne paraissent plus qu’en un petit nombre de points isolés, si'tués au fond de quelques-unes des vallées qui découpent profondément I egrand massif de grès.
Ces vallées étroites et profondes, et toujours remarquablement pitt°'resques, sont flanquées de pentes très-abruptes, qui montrent souventdes escarpements sur une partie de leur hauteur. Lorsque ces vallées soutentièrement creusées dans le grès, on ne voit jamais, au fond, de roche rSisolés, et on y trouve rarement des blocs épars. Le sol y est composé à esable produit par la désagrégation du grès. Les courants d’eau attaquéaisément cette roche, le creusement des vallées a pu atteindre une linid etelle, que leur fond est très-peu incliné. Le ruisseau y serpente au riiih el1d’une prairie très-ünie; jamais son lit n’est jonché de gros cailloux roules*comme dans les terrains cristallins; ses eaux glissent sans bruit sur 110sable assez fin. Comme le grès des Vosges laisse filtrer les eaux, onvoit presque jamais de sources sortir du milieu du flanc des montago eS ’et celles qui coulent à leur pied sont extrêmement limpides.
A la base des flancs de la vallée se trouve ordinairement un talussable et de fragments de grès, couronné par un escarpement taille àpi c ’mais dont le plan n’est cependant pas vertical. Les diverses couchesgrès, résistant plus ou moins à l’action de l’air, se sont plus ou uioidégradées, et se dessinent par une saillie ou une rentrée plus ou m 01 * 1grandes. On est frappé, à l’aspect de ces escarpements, de l’horizontalitédes couches et du peu de fissures verticales quelles paraissent présenter-