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Tome premier.
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CHAPITRE Y.

Dans ce petit vallon granitique, on remarque, à main droite en montant, undépôt de roches argileuses fortement altérées par l’action des agents atmos-phériques, au milieu desquelles il existe un affleurement de terre noire.Quand on enlève la superficie, on découvre, dans les parties terreuses, depetites assises passablement bien réglées de schistes violacés ou lie de vin,des veines talqueuses et des parties euritiques encaissant de part et d’autreune couche anthraciteuse, ayant environ 1 mètre de puissance.

La stratification de tout cet ensemble est dirigée à peu près E. N. E-,O. S. O. Les assises plongent fortement au N., de manière à être presqueverticales. On peut suivre ce lambeau sur environ 15o mètres le long dela route, et sur environ 2 o mètres en gravissant le coteau : il se continuesur le revers opposé du vallon, où l’on connaît également un affleure-ment d’anthracite.

L’anthracite, fort altéré près des affleurements, devient plus consistant etplus pur à une certaine distance de la surface, mais sans présenter les ap'parences d’un bon combustible : on y a ouvert un puits de recherches *•Dans l’un et l’autre cas, ces indices ne sont accompagnés que de schistessans aucune trace de porphyre, ce qui n’empêche pas un observateur très-exact, M. Ernest Puton, de dire, avec juste raison, qu’on fait au Val-d’Ajoldes recherches d’anthracite dans un terrain de transition bien caractérisé '•Ces affleurements charbonneux rappellent naturellement les traces char-bonneuses et les gîtes de graphite qui ont été observés dans le gneiss prèsdu Bonhomme et de Sainte-Marie-aux-Mines . Dans ces deux dernièreslocalités, ils ont de même, comme je l’ai dit ci-dessus, donné lieu à descommencements de recherches de charbon de terre.

Probabilité II semble véritablement très-probable que toutes ces matières charbon'l’origine neuses ont pour origine des végétaux déposés en même temps que l eSmetamorphiqiie ma tièrcs premières de la roche, quelle que puisse être aujourd’hui l atexture cristalline de celle-ci. S’il en est ainsi, le gneiss dont nous parlonsdevra être classé parmi les roches métamorphiques, ce que la présence d eSamas de calcaire grenu tendait déjà à faire soupçonner; et cela ouvrira I echamp à bien des conjectures sur l’origine du leptynite et du granité apetits grains, auxquels le gneiss se lie si intimement.

1 De Billy, Notes inédites.

1 Ernest Puton, Métamorphoses et modifications des roches des Vosges , pag. 6.