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Tome premier.
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356
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Tiges

et empreintesde végétauxdans

ie pétrosilex.

356 CHAPITRE V.

serait parfaitement approprié. La carrière met cette roche à nu sur environ1 o mètres d’épaisseur ; mais sa puissance est réellement beaucoup pl uSgrande, comme le prouvent d’autres rochers entamés par des commence-ments d’exploitation, qui se voient à côté et qui sont aujourd’hui aban-donnés, parce que, dans ces derniers points, la pierre est, sans doute, unpeu moins propre à la bâtisse. La masse pétrosiliceuse paraît être très-re-cherchée pour cet usage; car la carrière, dont l’ouverture ne remonte qu’à20 ou 2 5 ans, a été considérablement approfondie entre les deux visitesT ue j’y ai faites : la première, en septembre 1821, avec mon collègueM. Aug\ Duhamel, et la seconde en i838.

Cette roche feldspathique est grise ou d’un vert bleuâtre sale, et de-vient jaunâtre près des surfaces exposées à l’air. Elle fond aisément en unverre blanc souvent bulleux. Elle est quelquefois grenue, et ce n’est alorsqu’une grauwacke très-feldspathique; mais elle contient des couches ouveines à grains très-fins, d’une apparence pétrosiliceuse, et qui rappellentcomplètement la pierre carrée des bords de la Loire-Inférieure . (Voyez I echapitre III de cet ouvrage, p. 2 2 4- ) On y trouve des empreintes végé-tales, souvent très-délicates. Quelquefois elle renferme *de petits cristauxfeldspathiques blancs, ce qui la rapproche du porphyre ordinaire de cescontrées. Des échantillons de ce genre présentent des veines d’anthracite-D’autres fois, avec quelques cristaux, elle offre des taches plus claires etplus compactes que le reste : ce n’est alors qu’une variété de la brècheporphyrique dont j’ai parlé plus haut. D’autres fois, enfin, elle est entière-ment compacte, et donne une belle cassure conchoïde, un peu esquilleuse •c’est alors un véritable pétrosilex.

Ces trois dernieres variétés contiennent un grand nombre de veinulesnoires dirigées dans divers sens, et dans plusieurs desquelles on reconnaît,de la manière la plus distincte, des traces de végétaux. Quelques-unesde ces traces végétales ont une coupe circulaire un peu cannelée, et, aUcentre, un point noir avec des rayons divergents, qui paraissent représen-ter la structure intérieure de la tige. La surface est couverte d’une pellicul ebrillante, charbonneuse. Quelques-unes de ces tiges ont jusqu’à 6 poucesde diamètre. Elles se détachent très—aisément de la masse et leur intérieurest rempli par une espèce de grauwacke, qui produit au chalumeau un glo-bule blanc et qui passe au pétrosilex porphyroïde. La surface de ces troncs