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CHAPITRE V.
Epoque
probable
de
l’éruptiondes serpentines.
une largeur de 3 à 4oo mètres et une longueur de 12 à 1 ,3oo. Elle forme,au commencement du vallon qui descend de Cleurie, des escarpementsassez considérables. A la Grande-Charme, la serpentine constitue deuxcônes très-prononcés.
La chapelle de Saint-Nicolas, au N. d’Odern, dans la vallée de Saint-Amarin , est bâtie sur un monticule de serpentine. Cette roche est verdâtreet renferme de nombreuses lames de diallage ; elle paraît sortir, sous formede champignon, du bord du massif granitique du Drumont.
Au-dessous d’Odern, près de Felleringen, il existe de l’euphotide, q ulsans doute est en connexion avec la serpentine d’Odern.
Les autres masses serpentineuses des Vosges sont peu importantes.
A Sainte-Marie-aux-Mines , elle se réduit à de petites masses dissémine^dans le calcaire de la carrière de Saint-Philippe.
La serpentine ne semble pas, dans les Vosges , avoir fait subir de modifi'cations aux roches quelle traverse ; seulement on observe que les fissuresde ces roches sont couvertes d’un enduit stéatiteux qui acquiert souventplus d’un millimètre d’épaisseur b
Il est digne d’attention que la plupart des masses serpentineuses desVosges se montrent dans la région occupée par le granité à petits grainspassant au gneiss et au leptynite, et paraissent avoir percé ce système.
L’époque de leur apparition n’est pas encore déterminée d’une manie recertaine; cependant M. Ilogard fait remarquer que, quoique ces serpentin eSse trouvent dans le voisinage du grès des Vosges, on n’aperçoit jamais d egalets de serpentine dans les poudingues de cette formation, ce qui p eutdonner lieu de présumer que les serpentines sont plus récentes qu'elle' ^cite même des apparences qui porteraient à conclure quelles ont perce I egrès des Vosges dans leurs éruptions 2 .
Si ces apparences ne sont pas trompeuses, rien n’empêchera de considérer les serpentines des Vosges comme contemporaines de celles de liid erieur de la France , qui ont paru après le. dépôt dés trias et avant celuicalcaire du Jura .
Les diverses roches que nous venons de décrire constituent, ainsi q uenous l’avons dit, un groupe de montagnes généralement arrondies, <l uJ
1 Ernest Puton, Métamorphoses et modifica- 2 Hogard, Système des Vosges, pag. 3 ° 3-tions des roches des Vosges , pag. 3o.