t
de ces
cailloux roulés.
376 CHAPITRE V.
environs de Colmar , ces galets, qui sont quelquefois très-abondants, sont
moyennement de la grosseur d’une noix 1 . Dans toute la partie S. et S. 0-
des Vosges , au contraire; dans la vallée dite Basse -des-Rouges -Eaux > aU
S. O. de Saint-Dié ; au Spiémont, près de Champdray; à Docelles; sur l a
montagne de Grimouton; dans les bois de Remiremont ; au Val-d’AjoL
Melisey, aux environs de Guebwiller , etc., les galets quartzeux que ren
ferme le grès des Vosges sont gros et très-bien arrondis: leur grand di a
mètre a souvent plus de deux décimètres. Dans quelques-unes de ces l° ca
lités, le grès des Vosges est à gros grains et très-dur. Il semble qu’il sort
toujours arrivé la même quantité de gros grains de sable et de cim eIlt
siliceux, mais que les petits grains aient manqué, et, en même temps» <I^ e
les galets apportés, quoique beaucoup plus arrondis, se soient trouvé
beaucoup plus gros. Il est à remarquer que, dans les parties que je vie®*
de citer, le grès des Vosges est moins épais que dans le N.; et cette cir
constance, jointe aux précédentes, paraît indiquer un dépôt opéré s ° uS
une nappe d’eau peu profonde et probablement sur un rivage.
Je ne dois pas omettre de dire qu’il n’existe pas une dégrada^ 0 ®
continue de grosseur et de caractères qui permette de regarder les g ral ° 9
quartzeux du grès des Vosges comme étant la limite extrême des g a ^ et
qu’il contient. Ces cailloux, toujours plus ou moins arrondis, semblent,
contraire, former une classe bien distincte de celle des grains quartz
essentiellement anguleux et d’apparence souvent cristalline, qui sont 1 e ^ e
ment principal du grès. ,
Les débris organiques sont très-rares dans le grès des Vosges. On
observe, de débris animaux, que quelques empreintes de coquill eS c ° fl
tenues dans les galets de quartzite du poudingue, et, par conséq ueIlt ’
rès des Vosges , étrangères à sa formation.
Les débris végétaux y sont eux-mêmes excessivement rares; cep e °^
de*
à a
des
Raretédes débrisorganiquesdansle
Caractères.
M. le docteur Mongeot a trouvé, dans les poudingues de Boremont,empreintes parfaitement conservées du calamites arenaceus, et M. Hog arrecueilli à Bains et à Plombières , dans un grès qu’il rapporte au grèsVosges , différentes tiges de calamites 2 .
La description qu’on vient de lire s’applique à la masse principale d u
J. Fournet, Notes inédites.
Hogard, Système des Vosges, pag- ^°'