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CHAPITRE V.
Porphyre rougequartzifèrede
la valléede Nydecl.
Remarquessur la structuredu terrainde porphyreet
de grès rouge.
beau situé au N. O. de Schirmeck , entre Viche et les escarpements duchâteau de la Muraille. Ici l’enchevêtrement est tel, qu’on a été oblige decolorier le tout, sur la carte géologique, avec la couleur consacrée au po r 'phyre rouge quartzifère (n ), qui n’occupe cependant qu’une partie du ter-rain. Plusieurs de ces masses de porphyre sont en décomposition.
La plus intacte de ces masses, et celle qu’il est le plus facile d’observer,se trouve au fond du vallon de Nydeck, où elle offre un bel escarpementprésentant une sorte de niche, dans laquelle se précipite une cascaderenommée par son aspect pittoresque.
Le porphyre de la cascade de Nydeck se compose d’une pâte feldsp 3 'thique rougeâtre, qui renferme un grand nombre de grains amorphes dequartz hyalin incolore. On aperçoit, dans une grande partie de sa masse, destaches anguleuses, qui montrent clairement que ce n’est qu’un conglomérat,dont les fragments sont solidement agglutinés par une pâte de même naturedans laquelle ils se sont en partie fondus. Malgré cette origine, il forme unemasse continue très-cohérente, divisée en prismes verticaux très-minces>ayant souvent moins de o m ,o6 de diamètre. Ces prismes sont remarquablespar leur longueur, et constituent un escarpement d’environ 2 o mètres dehauteur, qui peut rivaliser avec les plus belles colonnades trachytiques. Sastructure bréchiforme rappelle aussi certains trachytes, notamment celu 1qui forme des rochers sur les bords du golfe de Naples, un peu à l’E-Pouzolles. En suivant le vallon de Nydeck, on voit ce porphyre bréchi'forme passer à un conglomérat porphyritique, qui lui-même se confortbientôt avec le grès rouge.
Le grès rouge, composé en partie de débris du porphyre rouge quartz 1 'fère plus ou moins solidement agglutinés, et lié, par une transition g ra 'duelle, aux parties bréchiformes des masses porphyriques, a évidemment,avec ces masses, des rapports fort analogues à ceux que les tufs trachytiq u ® sstratifies, tels que ceux du Mont-Dore, de la Hongrie , des champs Pf 1 ^gréens, etc., présentent eux-mêmes avec les masses trachytiques.
Les conglomérats qui accompagnent le porphyre quartzifère de Nyd eC ^’et auxquels il se lie dune manière si intime, semblent établir quelq uedifférence entre le mode d’éruption de ce porphyre et le mode d’érup-tion des porphyres quartzifères plus anciens et à plus gros cristaux, q uenous avons décrits dans la partie centrale des Vosges , où ils passent au