Petits accidentsdes contréesrhénanesqui
appartiennentA d’autressystèmes.
434 CHAPITRE V.
montagnes des deux bords du Rhin , s’étend jusqu’au pied des falaises diri-gées du N. N. E. au S. S. O., mais qui, malgré les traces de dislocation très-nombreuses et souvent fort étendues qu’on y observe, ne s’élève jamais*comme le grès des Vosges, en véritables montagnes. Ce groupe de couchess’arrête toujours ati pied des montagnes que constituent les formations*ses aînées, dans une sorte d’attitude respectueuse , qui est un des caractèresgéologiques les plus remarquables de la contrée : cela seul donne aux mon-tagnes du système du Rhin un cachet d’ancienneté qui les distingue émi-nemment du Jura, des Pyrénées, des Alpes , et, en général, de toutes l eSchaînes plus modernes et plus hautes sur les flancs desquelles des forma-tions récentes se montrent à de grandes hauteurs.
Les accidents que présente la plaine secondaire et tertiaire qui environnala Forêt-Noire, les Vosges et l’Odenwald , sont le prolongement des accident*du Jura et de la Côte-d’Or , qui ne se terminent pas subitement. La con-vulsion à laquelle les Alpes occidentales doivent les principaux linéamentsde leur relief a aussi déterminé l’apparition, à la surface du globe, des col-lines phonolithiques de Hohentwiel et du groupe du Kaiserstuhl ; elle dodmême s’être prolongée au delà dans l’intérieur de la plaine du Rhin , m alSen n’y produisant que de très-faibles aspérités. Ces accidents, d’un ordretout à fait secondaire pour la contrée qui nous occupe, ne forment auss*qu’un trait accessoire de peu d’importance dans le tableau des grandes r evolutions, dont les traits principaux sont ailleurs.
Les événements plus remarquables arrivés auparavant sur le même s °^ne sont, sans doute, eux-mêmes, que des fractions de faits beaucoup pl uSgénéraux : ainsi les grandes failles, dirigées vers le N. N. E., auxquelles estdû l’isolement dans lequel se trouvent les montagnes du système duau milieu des plaines ondulées qui les entourent, ne sont qu’une petd epartie d’un système de dislocations beaucoup plus étendu qui traverse I esol dune partie considérable de l’Europe .
La ligne presque droite suivant laquelle se terminent à l’E. les grauvvacke*du Westerwald près de Homburg, de Giessen, de Marburg , est dans lelongement presque exact de la faille qui limite les basses Vosges de W lSsembourg à Wachenheim.
La bande de terrains houillers, en lambeaux intercalés, pour la plupart’dans les replis des roches cristallines, qui traverse le centre de la France