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Cap Roux.
Forêt
de J’Ksterel.
Valléede l’Argens.
CHAPITRE VI.
en parcourant la Provence au mois d’avril 1787, lorsqu’il se préparaitl’ascension du Mont-Blanc .
Le terrain inégal et inculte qu’on trouve à l’O. d’Antibes , sur la routede Cannes, est parsemé, dit-il, de pins d’Alep , sous lesquels croissent d e ®arbousiers, des myrtes, des romarins, et une quantité de bruyères aUSS jolies que variées 1 . ^
Près de Saint-Raphaël, à l’embouchure de l’Argens, le pied méridiou®des montagnes du cap Roux est couvert de lauriers-roses.
Au cap Roux, les arbousiers, les chênes-ilex, les cistes, le laurier-t l0 ’la tulipe sauvage, excitèrent l’attention de Saussure presque à l’egal erochers de porphyre, qui étaient le but de son excursion. De l’Agay (P reSFréjus) à l’ermitage de la Sainte-Beaume (voisin du cap Roux), on mont e >dit Saussure, par des bois de pins, d’arbousiers, de chênes verts etbruyères, dans de parfaites solitudes 2 .
Ces solitudes, où Saussure se complaisait à si juste titre, n’ont pas toUjours été paisibles, puisque la forêt de l’Esterel a été autrefois un rep a,rde brigands; mais le progrès de la civilisation est venu à leur secours, eu l eSdébarrassant de ces hôtes incommodes, et le percement d’une belle rou| en’a rien fait perdre à l’Esterel de son aspect pittoresque, qu’il doit, en gr a0partie, aux beaux rochers dont nous avons déjà parlé, et à ses profondvallées ombragées de pins d’Alep, de chênes-lièges et de châtaigniers.
Le massif de l’Esterel, qui court de l’E. à l’O., s’abaisse au midi ver*la vallée de l’Argens, qui le sépare des montagnes des Maures. Ses pe» teSqui, vers son extrémité occidentale, sont très-douces et très -étendues*présentent, vers le Puget, de grands espaces incultes, semés de petits bolde pins, de chênes, de bruyères, de genêts épineux, etc. La valleei’Argens, au-dessous du Puget, est occupée par un terrain d’alluvion tr ^ sfertile, mais très-bas, et, par suite, peu salubre. Au midi de cette vall e ^s’élève le village de Roquebrune , bâti sur une hauteur. Son élévationmet à labri des maladies causées par les vapeurs des eaux stagnantes <1font des ravages dans la plaine 3 ; Plus à l’O., le flanc méridional de la vallest forme par la masse dentelée des montagnes de Roquebrune , remarq ua
1 Saussure, Voyages, S i43o.* ld., ibid., S î 453.
DarJuc, Histoire naturelle de la Provencetom - III, pag. 3 o 9 .