446
CHAPITRE VI.
serre naturelle. Ses beaux jardins d’orangers et de citronniers, seines dequelques palmiers, rappellent les environs de Syracuse ou les rivagesMajorque plus que les côtes de la France .
Commentes montagnesdes Mauressont
circonscrites.
Ce site privilégié n’a que peu d’étendue, et on commet une grande erreur lorsqu’on répète que c’est aux îles d’Hyères qu’on trouve le doux cl’ 11 ^qui répare les injures du Nord. Quoique situées à quelques lieues plus aUS., les îles d’Hyères ne sont pas abritées comme Hyères même. Ledu N. E. et l’influence de la mer y reprennent leur empire, et les p 1IjSleur prépondérance. L’humidité de l’air y favorise, sans doute, la cr° lSsance des lichens, qui y sont très-abondants sur tous les rochers. Dans l eSparties où les pins sont clair-semés, de nombreuses plantes aromatiqu eS ’telles que la lavande, se mêlent à la bruyère comme sur les coupes l eSmoins abritées des collines des Maures.
La région montueuse et découpée dont nous venons d’esquisser le tabl eaU est assez nettement circonscrite. Les montagnes des Maures sont compl etement séparées de tout le reste du département du Var par la longu epression que suit la route de Toulon à Fréjus , dépression qui vient se c ° nfondre, un peu au N. E. de Pignans, avec la vallée de l’Argens. Vers I eles montagnes de l’Esterel se détachent également des montagnes alpi° eS ’au pied desquelles elles se déploient.
Leur
composition.
Placé sur le bord des plateaux calcaires qui s’étendent au N. de D ra 'guignan et de Grasse, et qui forment la première terrasse du grandalpin, on voit se déployer devant soi, et, pour ainsi dire, à ses pieds, les 0 »°*'tagnes de lEsterel et des Maures. Par-dessus leurs cimes les plus saifla» teS ’on aperçoit encore la Méditerranée , sur laquelle se dessinent les dentela**de leurs promontoires. Ces montagnes, dont quelques-unes, par leurs roche*escarpés, ont de prés quelque chose d’imposant, ne paraissent, de ceslie u *eleves, que comme d’humbles collines assez confusément groupées et cou-vertes d une vaste forêt interrompue çà et là par quelques oasis de cultur e -es montagnes des Maures et de l’Esterel, malgré leur peu d’étendue,qui nest que de 3o lieues, depuis les îlots des Embies, au S. O. de ToU'on, jusqu au ort Carre, près d’Antibes , forment un petit système dan s lefl ueles termes les plus éloignés de la série géologique ont leurs représentants ,de sorte que, dans leur description, quelque abrégée qu’elle puisse être, dnous faudra passer en revue une grande partie du cadre de la géologie-