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Tome premier.
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CHAPITRE VI.

serre naturelle. Ses beaux jardins dorangers et de citronniers, seines dequelques palmiers, rappellent les environs de Syracuse ou les rivagesMajorque plus que les côtes de la France .

lies

dHyères .

Commentes montagnesdes Mauressont

circonscrites.

Ce site privilégié na que peu détendue, et on commet une grande erreur lorsquon répète que cest aux îles dHyères quon trouve le doux cl 11 ^qui répare les injures du Nord. Quoique situées à quelques lieues plus aUS., les îles dHyères ne sont pas abritées comme Hyères même. Ledu N. E. et linfluence de la mer y reprennent leur empire, et les p 1IjSleur prépondérance. Lhumidité de lair y favorise, sans doute, la cr° lSsance des lichens, qui y sont très-abondants sur tous les rochers. Dans l eSparties les pins sont clair-semés, de nombreuses plantes aromatiqu eStelles que la lavande, se mêlent à la bruyère comme sur les coupes l eSmoins abritées des collines des Maures.

La région montueuse et découpée dont nous venons desquisser le tabl eaU est assez nettement circonscrite. Les montagnes des Maures sont compl etement séparées de tout le reste du département du Var par la longu epression que suit la route de Toulon à Fréjus , dépression qui vient se c ° nfondre, un peu au N. E. de Pignans, avec la vallée de lArgens. Vers I eles montagnes de lEsterel se détachent également des montagnes alpi° eSau pied desquelles elles se déploient.

Leur aspectdes

premiersgradinsdes Alpes .

Leur

composition.

Placé sur le bord des plateaux calcaires qui sétendent au N. de D ra 'guignan et de Grasse, et qui forment la première terrasse du grandalpin, on voit se déployer devant soi, et, pour ainsi dire, à ses pieds, les 0 »°*'tagnes de lEsterel et des Maures. Par-dessus leurs cimes les plus saifla» teSon aperçoit encore la Méditerranée , sur laquelle se dessinent les dentela**de leurs promontoires. Ces montagnes, dont quelques-unes, par leurs roche*escarpés, ont de prés quelque chose dimposant, ne paraissent, de ceslie u *eleves, que comme dhumbles collines assez confusément groupées et cou-vertes d une vaste forêt interrompue çà et par quelques oasis de cultur e -es montagnes des Maures et de lEsterel, malgré leur peu détendue,qui nest que de 3o lieues, depuis les îlots des Embies, au S. O. de ToU'on, jusqu au ort Carre, près dAntibes , forment un petit système dan s lefl ueles termes les plus éloignés de la série géologique ont leurs représentants ,de sorte que, dans leur description, quelque abrégée quelle puisse être, dnous faudra passer en revue une grande partie du cadre de la géologie-