Presqu’île
de
Giens.
448 CHAPITRE VI.
la plus grande ressemblance avec le killas du Cornouailles et avec les schistj^qui font partie des protubérances primitives, situées sur la rive gaucheRhône, entre Givors et Vienne en Dauphiné.
Lorsque j’ai visité cette contrée pour la première fois, avec mon coU®£ uM. H. Fournel, en 1822 , nous avons été plus frappés encore de la ressefl 9blance de ces schistes avec ceux qui forment l’écorce des protubérances p* ^mitives sur lesquelles reposent les premières assises jurassiques dansmontagnes de l’Oisans . Ce sont des schistes verdâtres d’un éclat satine, s£)l1vent plissés à très-petits plis parallèles, presque linéaires, quelquefois psemés de veines irrégulièrement tuberculeuses de quartz blanc.
A 10. et au S. de la rade de Toulon, ces schistes constituent la colde Six-Fours , le cap Sicié, et les îlots des Embies et des Deux-Frères, ^le flanquent à l’O. et à l’E. Sur les bords mêmes de la rade, on tronv estéaschiste verdâtre près de la grosse Tour.
Des roches peu différentes de celles de Six-Fours , du cap Sicié et d e ;grosse Tour, constituent les îles d’Hyères et la presqu’île de Giens, qm*tant liée à la terre ferme que par des levées de sable et de galets accum u ^ ^récemment par la mer, peut être considérée elle-même comme une îl e -proéminences isolées ont toutes absolument le même aspect, et sont évid e ^ment formées des mêmes roches. Dans celle de Giens, les couches sch 1
lai-teuses sont verticales et dirigées de l’E. N. E. à l’O. S. O. ; elles sont ren
quables par l’éclat et les plissements très-fins des surfaces micacées de
feuillets, souvent aussi par les veines quartzeuses très-fines qui occupa 1
centre des feuillets, ou par les veines plus grosses qui leur impriment
contournements irréguliers. Ces roches, et leurs divers accidents, aval£ j e
fixé l’attention de Saussure. « En commençant à monter vers le château
«Giens, on trouve d’abord, dit-il, des roches micacées jaunâtres,
« abondantes en quartz, dont les couches plongent au N. Ces couches s ^
«coupées par des fentes verticales (que beaucoup de géologues noi* 1 * 11 ^
<f aujourd’hui joints), souvent parallèles entre elles et courant de lE- a ^
« Vers le haut de la colline, sous le château de Giens, ces couches sou*
« ticales. On observe dans cette roche des sutures, des nœuds et des c ° UC j j . e
« interrompues de quartz, ici blanc, là jaunâtre, ailleurs paraissant tel
« à la nature du jaspe 1 . »
1 Saussure, Voyages, S 1470.