Porphyresd'un grisbleuâtre entreSaint-Raphaëlet la raded’Agay.
Remarquessur leurcomposition.
476 CHAPITRE VI.
vers le ruisseau d’Arène-Grosse. Elle y présente diverses variations de te*ture et de composition. On y remarque notamment un porphyre r° u »quartzifère, qui renferme des cristaux d’amphibole.
Le porphyre quartzifère de l’Esterel est susceptible d’être employé,seulement comme pierre à bâtir, mais comme pierre dure et polissable-y en a de couleur verdâtre qui reçoit très-bien le poli. Angerstein 1 ava 'déjà signalé sous ce rapport, et Darluc dit qu’il a vu des urnes de ce f° rphyre dans quelques chapelles ; mais cette propriété de pouvoir être taiet poli appartient surtout à un porphyre d’un gris bleuâtre ou verdatr e |qui se trouve, à l’O. du port d’Agay, dans les collines des Caus, et <1me paraît former une variété particulière. Peut-être même devra-t-ondistinguer complètement du porphyre rouge quartzifère, et le rapproc^des trachytes.
Durant les courses que j’ai faites dans ces cantons, en 1826, avec M- ^ e °pold de Buch et M. Fénéon, nous avons recueilli, près du ruisseau d Arc 11Grosse, entre Saint-Raphaël et le port d’Agay, de nombreux échantiM 0 ^d’un porphyre quartzifère, d’un gris bleuâtre, contenant de gros noy auXquartz et de gros cristaux feldspathiques, qui se séparent aisément demasse par la décomposition d’une enveloppe extérieure dont ils sont ^ ^vêtus. Ces cristaux sont blancs ainsi que leur enveloppe. Il est facile de sprocurer d’isolés en les dégageant de la pâte du porphyre, qui commetà se décomposer. Dans certains points où ils atteignent la longueur de 33 centimètres, ils sont sujets à une plus prompte décomposition, et p asS ®alors à une espèce de kaolin. Quand ils ne sont pas décomposés, cestaux offrent, dans leur intérieur, un éclat vitreux. Ils sont translucides-clivages y sont très-faciles, et présentent les macles parallèles à la f acCet les inclinaisons de clivage en forme de toit et de gouttière qui c araCrisent Yalbite. On y reconnaît souvent les formes unitaire, bibinaire et <1tuplante de Haüy. Elles sont hémitropes et plus ou moins modifiées-
Cet albite, brillant et facilement clivable, ressemble completeiu e ®celui qui a été signalé précédemment (pag. 3o3 et 34i ) dans les g ranld’Andlau et de Breitenbach, département du Bas-Rhin. ^
Dans lé porphyre bleuâtre, le quartz existe ordinairement en noy' aUX ^quelques millimètres de diamètre. Quoique arrondis, ces noyaux quaÇ 1offrent cependant des rudiments de faces planes, qu’on reconnaît aisem