Serpentinedes Quarrades
Feu chromé.
Mélaphyres.
492 CHAPITRE VI.
Aux environs cle la Verne et de la Molle, on rencontre les dive rseproductions minérales qui accompagnent d’ordinaire les gisements de serpentine. L’ancienne chartreuse de la Verne était construite avec une pi eI *ollaire, dure, grise, entremêlée de filets d’asbeste. La serpentine de laest quelquefois remplacée par du talc 1 . On voit aussi, dans les environs,schiste réfractaire à cassure compacte 2 .
Lorsqu’on va de la Verne à la Garde-Frainet par la gorge étroite 9conduit à la Tour, on trouve, dit Darluc , des pierres avec des filame ntd’asbeste, et quelques morceaux de liège de montagne 3 .
Il existe aussi une protubérance de serpentine au S. S. O. de Gas* 1 ®’' sur les bords de la rade de Cavalaire , dans le quartier des Quarrades-nom, qui signifie carrière, vient d’une carrière de serpentine qu’on expl°'* edepuis longtemps. Cette pierre reçoit très-bien le poli, et on en transp° rteà Saint-Tropez et jusqu’à Fréjus . On la nomme, sur les lieux, peiro ^ ur(pierre bleue) 4 . D’après M. Pontier, on y trouve des veines d’asbeste-M. Pontier avait recueilli, dès 1787, aux Quarrades, des échantiU 011d’une substance dont Vauquelin a fait, depuis, l’analyse, et qu’il a recon 1111pour une nouvelle espèce minérale, le fer chromé. M. Pontier a découvert’depuis, en 1801, le véritable gisement de ce minerai. Il forme, dansserpentine des Quarrades, des rognons irréguliers dont le volume attei* 1quelquefois un demi-mètre cube 5 . On a tenté de l’exploiter comme mi° erade chrome. t
Les serpentines des montagnes des Maures rappellent naturelle*®celles de la Corse, de la rivière de Gênes et des Alpes occidentales; cep e ®dant, par la petitesse de leurs masses et par l’absence de l’euphotide, e ^ eSressemblent plutôt aux mamelons de serpentine de la partie S. O-Vosges et à celles du Limousin , qui se sont fait jour comme elles à trav erles schistes cristallins du terrain primitif. ^ s
Ce dernier rapprochement tendrait à les faire regarder comme Panciennes que le terrain jurassique. I
Les mélaphyres s’observent sur la pente septentrionale de l’Fster eentre la maison de poste de l’Esterel et le village des Adrets. On les i’ e °
1 Coquand, Cours de géologie, pag. 37.
~ Darluc , Histoire naturelle de la Provence,tom. JH, pag. 262.
Id., ibid., lom. III, pag. 263.
U., ibid., loin. III, pag. 27VPonlier, Journal des mines, t. XI, P' 9 <