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Tome premier.
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596 CHAPITRE VII.

sens. Des sondages entrepris entre Carmeaux et Alby ont rencontré le terrainprimitif immédiatement au-dessous du calcaire d’eau douce, ce qui montreque le terrain houiller ne se prolonge qu’à une très-faible distance. Le seulcôté où l’on pourrait espérer que le bassin houiller de Carmeaux s’étendîtun peu plus loin qu’on ne le suppose généralement, c’est du côté de 10.,où il s’enfonce sous le terrain de grès bigarré. Des recherches ont déjà étéfaites dans cette direction; elles ont même fait connaître quelques vei-nules imparfaites de charbon : mais ces veinules appartiennent, ainsi queM. Manès l’a démontré 1 , au terrain de grès bigarré, et ne peuvent, en au-cune manière, donner lieu à une exploitation utile. Il serait cependant pos-sible que le grès houiller se trouvât dans la profondeur; et l’on ne pourraavoir une opinion positive à ce sujet que lorsque des sondages auront ren-contré le terrain ancien, qui forme partout les parois du bassin houiller deCarmeaux.

séparation Ce terrain présente deux étages assez distincts. L’inférieur est composédes couches ^'une ass i se J e g r ès de 7 o à 80 mètres de puissance, que l’on peut com-deux assises p are r au millstone qrit des Anglais . Le second constitue une alternance de

distinctes. r 0 , ®

grès schisteux, de schiste argileux et de houille, dont l’épaisseur est en-viron de 200 mètres.

Le grès inférieur est généralement formé de fragments de quartz et defeldspath, réunis par un ciment argileux, coloré en noir par des matièrescharbonneuses disséminées dans sa masse. Le plus ordinairement il est àgrains assez fins, sans être schisteux; cependant, dans quelques circons-tances, il le devient par le mélange de paillettes de mica. Dans d’autresparties du bassin, ce grès inférieur passe à un poudingue, formé de galetsde quartz, de feldspath et de schiste talqueux. Les galets ont toujours desdimensions très-faibles; ils sont, au plus, de la grosseur d’une noix.

L étage supérieur offre une alternance, souvent répétée, de couches degrès, de schistes et de houille avec fer carhonaté. Néanmoins la liouill cest principalement associée à l’argile schisteuse; elle y forme cinq couchesassez reguheres, et qui ont ete rencontrées par presque tous les puitsouverts dans les mines de Carmeaux. Malgré leur régularité, elles pre-

* Mémoire géologique et statistique sur les pente occidentale du plateau primitif central de luterrains de grès avec houille qui, dans les depar- France; par M. Manès, ingénieur des mines-tements de l’Aveyron et du Tarn , recouvrent la (Annales des mines, 3 e série, t. X, p- 1/17-)