DU TERRAIN HOUILLER. 673
été reconnue dans toute l’étendue du terrain demandé. On a fait des re-cherches au N. et au N. O. d’Autun , à Fouillouse, Abost, la Selle, Igornay,Creusefond, Collonge, dans le but de découvrir des couches de charbonexploitables; mais le succès n’a pas répondu à l’attente. Près de Chamboy(commune de Tavernay), on a exploité, pendant quelque temps seulement,une couche qui donnait de la houille de médiocre qualité. La houille sèchedu pont de Vesvre a été aussi exploitée pendant quelque temps 1 .
Pour achever de décrire les roches qui remplissent le bassin d’Autun ,il nous reste surtout à parler des schistes bitumineux renfermant des em-preintes végétales et des empreintes de poissons, qui souvent s y trouventintercalés entre les couches du grès liouiller, et qui prennent un assez granddéveloppement à la partie supérieure pour nous autoriser a les décrire sé-parément.
Ces schistes bitumineux, qu’on exploite depuis quelques années pouren retirer une huile employée à l’éclairage, affleurent au jour en ungrand nombre de points du bassin, particulièrement le long de la rivièrede l’Arroux, qui le traverse du N. E. au S. O., ainsi que sur les flancs desMontagnes porphyriques et granitiques sur lesquelles s’appuient les coucheshouillères.
Ces schistes ont été surtout observés à Igornay, à Muse, à Surmoulin(commune de Dracy-Saint-Loup), à Millery, à Saint-Forgeot, à Chamboy,a ux champs de la Justice, à Pauvrey, à Saint-Symphorien près d’Autun , etÇà et là le long de l’Arroux. Ils se développent notamment dans une assezv aste plaine au N., N. O., O. et S. de la ville d’Autun . Au N. » N. O. et à l’O.,ds sont bornés par les montagnes porphyriques du Morvan, et, selon M. debonnard 2 , ils semblent adossés à une roche porphyroïde dans le village^me d’Igornay. Au S. et àl’E. des montagnes granitiques de Saint-Claude ,hrisecou et la Greuse-d’Auxy, aux environs de Saint-Léger-des-Bois, ils pa-lissent circonscrits par les terrains jurassiques. Ils s’étendent au N. E. dansta direction d’Epinac, et s’y lient à la formation houillère. D’après M.-Wal-ferdin 3 , ils ont pris leur plus grand développement d’Igornay à Épinac.
Rozet, dans la Statistique de Saôue-et- parties de la Bourgogne. ( Annales des mines,0ire> publiée par M. Ragut , tom. I", pag. 5q, tom. X, pag. a3g, i8a5.)ct tom. U, p a g. 508. 3 Bulletin de la, Société géologique . lom. VII,
Re Bonnard, Notice géogn. sur quelques pag. 333-
Schistesbitumineuxdont on retirede l'huilepour
l'éclairage.
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